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Quand Trump traitait les Marocains d'animaux

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TRUMP 8 NOVEMBER
In this March 8, 2016, photo, Republican presidential candidate Donald Trump speaks during a news conference at the Trump National Golf Club in Jupiter, Fla. In his own unorthodox way, Trump is unmistakably evolving into a general election candidate. The over-the-top billionaire is talking about flexibility in his hardline immigration policies. He’s pledging to moderate his bullying tone, acknowledging that women in particular may be turned off by his brash brand of politics. And he’s | ASSOCIATED PRESS
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ÉLECTIONS AMÉRICAINES – Sa victoire en a surpris plus d'un. Le républicain Donald Trump, élu 45e président des Etats-Unis dans la soirée du mardi au mercredi 9 novembre, a beaucoup fait parler de lui durant sa campagne pour ses discours xénophobes. Le Maroc n'y avait pas échappé.

Parmi ses sorties médiatiques controversées, un discours prononcé en août dernier, à Portland, dans le Maine (nord-est des Etats-Unis), où il s'en était pris à plusieurs pays dont le Maroc.

Trump avait alors critiqué les immigrés, qui représentent pour lui "une menace terroriste sur le territoire américain".

Le candidat américain avait notamment cité l'affaire d'un étudiant marocain arrêté aux Etats-Unis pour un projet d'attentat, puis le cas d'un réfugié ouzbek, poursuivi pour avoir cherché à "former des recrues à la fabrication de bombes. "

"Nous avons affaire à des animaux"

"Nous avons affaire à des animaux", avait-t-dit lâché, évoquant par la suite les arrestations et condamnations de personnes originaires du Maroc, mais aussi de Syrie, de Somalie, d'Afghanistan, des Philippines, d'Irak, du Pakistan et du Yémen. Donald Trump avait aussi rappelé l'existence d'une filière djihadiste au sein de la communauté somalienne du Minnesota, et a regretté que les Etats-Unis aient accueilli comme réfugiés les frères Tsarnaev, responsables de l'attentat du marathon de Boston en 2013.

"Vous avez le choix entre être intelligent, rusé et dur ou être très, très bête et aveugle", avait déclaré Donald Trump. "Hillary Clinton veut en accueillir par centaines de milliers", avait-t-il assuré devant ses partisans.

Ce n'était pas la première fois que Donald Trump commettait une bourde sur le royaume. En janvier dernier, le candidat républicain avait publié une première publicité télévisée de sa campagne, dans laquelle des images de migrants au Maroc apparaissaient, alors qu'il y parlait du Mexique.

Le magnat de l'immobilier entrera officiellement en fonction à la Maison blanche le 20 janvier 2017.

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