Huffpost Algeria mg

Élections américaines 2016: Donald Trump élu

Publication: Mis à jour:
Imprimer

Les Américains sont appelés aux urnes, mardi, pour élire le 45e président de leur pays. La démocrate Hillary Clinton et le républicain Donald Trump sont les principaux candidats en lice. Voici les nouvelles de dernière minute sur cette soirée électorale.

2 h 40: Le républicain Donald Trump deviendra le 45e président des États-Unis.

2 h 05: Le président de la campagne d'Hillary Clinton, John Podesta, a déclaré que la candidate démocrate ne concéderait pas l'élection immédiatement et a demandé aux partisans réunis au centre Jacob K. Javits, à New York, de rentrer à la maison.

2 h 00: Hillary Clinton a acquis 218 grands électeurs contre 266 pour Donald Trump. Le candidat gagnant aura besoin de 270 grands électeurs.

Hillary Clinton ne prendra pas la parole cette nuit, a annoncé son directeur de campagne, John Podesta, vers 2 h. Ce dernier a invité les supporters de la candidate démocrate à rentrer à la maison en attendant une réaction au matin. Le clan Clinton n'a donc pas concédé la victoire.

Le républicain Donald Trump a consolidé son avance dans la course à la présidence aux États-Unis alors qu'il a gagné quatre États baromètres, la Floride, l'Ohio, la Caroline du Nord et la Pennsylvanie.

Les résultats de l'élection présidentielle américaine entrent au compte-goutte et c'est Donald Trump qui totalise le plus de grands électeurs.

» Voyez notre blogue en direct au bas de l'article

Donald Trump a raflé quatre États stratégiques, la Floride, l'Ohio, la Caroline du Nord et la Pennsylvanie. L'Ohio, qui avait voté démocrate en 2008 et 2012, a aussi penché du côté de M. Trump avec ses 18 votes du collège électoral. M. Trump devait absolument remporter la Floride dans son chemin vers la présidence.

La Floride et l'Ohio avaient voté pour Barack Obama en 2008 et 2012, tandis que la Caroline du Nord avait tourné au rouge en 2012, après avoir opté pour le Parti démocrate en 2008.

La Pennsylvanie était un bastion démocrate depuis des années.

Le candidat républicain a aussi gagné le Texas - qui donnait à lui seul 38 grands électeurs - le Kentucky, l'Indiana, l'Oklahoma, la Caroline du Sud, le Tennessee, l'Alabama et la Louisiane. Il a aussi remporté le Montana, l'Arkansas - où Bill Clinton a été gouverneur et Hillary Clinton a été première dame. L'Iowa, après avoir voté deux fois pour Barack Obama, a également opté pour M. Trump.

Le républicain a gagné jusqu'ici un total de 264 grands électeurs. Pour remporter la présidence, un candidat doit gagner 270 votes.

Cette vague favorable à l'égard de Donald Trump a secoué les marchés. Elle a fait plonger les marchés boursiers asiatiques - l'indice Nikkei de la Bourse du Japon a chuté de 4,4 pour cent, tandis que le S&P ASX/200 de l'Australie a glissé de 2,3 pour cent. L'indice Kospi, de la Corée du Sud, a plongé de 2,5 pour cent et le Hang Seng de Hong Kong, de 2,3 pour cent. La valeur du peso mexicain a également décliné quelque peu.

Les contrats à terme pour le Dow ont chuté de 3,5 pour cent, tandis que ceux pour le S&P ont plongé de 4,1 pour cent.

De son côté, Hillary Clinton a remporté des États traditionnellement démocrates, dont celui qu'elle représentait au Sénat, New York, qui lui a permis de récolter 29 votes, et la Californie, avec ses 55 grands électeurs. Le Colorado, du Connecticut, l'Illinois, le Rhode Island, le Massachusetts, le Maryland, le New Jersey, le Delaware, et le Vermont ont également voté pour Mme Clinton.

La course était chaude en Virginie plus tôt en soirée, mais c'est finalement Mme Clinton qui a remporté cet État, dont l'un des sénateurs, Tim Kaine, est son colistier.

Hillary Clinton a donc jusqu'à maintenant 215 votes du collège électoral.

Les courses demeuraient serrées en Pennsylvanie, au Wisconsin et au Michigan - ces deux derniers États n'ont pas voté républicain depuis les années 1980 - mais Donald Trump était en tête dans chaque État.

"Peu importe ce qui arrive ce soir, merci pour tout", a écrit Hillary Clinton sur son compte Twitter alors que les résultats étaient dévoilés.

Si Donald Trump devient bel et bien président, il travaillera probablement avec des chambres contrôlées par le Parti républicain.

Les démocrates souhaitaient regagner le contrôle du Sénat, mais leur espoir s'amoindrit alors que les républicains ont enregistré des victoires importantes en Caroline du Nord, en Pennsylvanie et au Wisconsin.

Le Parti démocrate a réussi à faire seulement un gain. La démocrate Tammy Duckworth a repris un siège dans l'État de l'Illinois _ celui dans lequel Barack Obama avait été élu avant de devenir président.

D'autres sénateurs qui se sont fait connaître dans la course à la présidence républicaine ont par ailleurs été réélus, dont Marco Rubio en Floride et Rand Paul au Kentucky. De plus, le sénateur de l'Arizona, John McCain, âgé de 80 ans, a été réélu pour un sixième mandat.

Les républicains ont également augmenté leur mainmise sur la Chambre des représentants, qui était pratiquement imprenable pour les démocrates dès le départ.

Le 45e président des États-Unis devra rassembler un peuple profondément anxieux sur l'économie et la sécurité du pays.

Hillary Clinton, qui espérait devenir la première femme présidente, a demandé aux électeurs de garder les démocrates à la Maison-Blanche pour un troisième mandat consécutif. Elle souhaite poursuivre dans la même lancée que le président Barack Obama, notamment sur les soins de santé et sur la règlementation des armes

à feu.

Mme Clinton a toutefois eu du mal à convaincre les électeurs qu'elle serait digne de confiance alors que la saga sur ses courriels l'a hantée pendant la majeure partie de sa campagne. Dans les dernières semaines, la police fédérale (FBI) avait surpris tout le monde en annonçant qu'elle rouvrait son enquête sur cette affaire, mais deux jours avant l'élection, elle a annoncé qu'elle ne porterait toujours pas d'accusation contre la candidate démocrate.

Le message de son adversaire, le milliardaire Donald Trump, a trouvé écho chez les travailleurs blancs qui se sentent isolés dans une économie changeante et un pays de plus en plus diversifiés. Ses promesses d'interdire l'entrée aux musulmans et celle de construire un mur entre le Mexique et les États-Unis semblent avoir attiré ces électeurs.

Peu importe le gagnant, aucun des candidats ne semble avoir suscité l'enthousiasme chez les électeurs. Selon les sondages à la sortie des urnes, la moitié des répondants ont indiqué qu'ils avaient voté avec enthousiasme pour l'un des candidats. Le quart des répondants ont ainsi avoué qu'ils n'avaient pas voté pour un candidat mais plutôt contre un autre. En 2012, près des deux tiers des électeurs disaient avoir appuyé avec conviction un candidat.

Close
La soirée électorale aux États-Unis
sur
Partager
Tweeter
PUBLICITÉ
Partager
fermer
Image affichée


Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.

À lire aussi sur le HuffPost Maghreb

Close
Les présidents américains de l'histoire
sur
Partager
Tweeter
PUBLICITÉ
Partager
fermer
Image affichée

Suggérer une correction