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Les étudiants des Beaux-Arts d'Alger , en grève, exigent une visite du ministre de la Culture Azzedine Mihoubi

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Les étudiants de l'Ecole Supérieure des Beaux-arts d'Alger (ESBA) ne sont pas au bout de leurs peines. Ils ont procédé ce mardi 08 novembre à un arrêt de cours et entamé une nouvelle grève, pour protester contre la décision de l'administration de déloger les étudiants internes de leur cité, sise à Zéralda. Ils affirment également que les revendications du mouvement Infidjar en mai 2015 n'ont pas été satisfaites.

Les étudiants internes, logés lors de la rentrée à la Cité de Zéralda, ont été sommés par leur administration de libérer les lieux pour être éparpillés dans plusieurs autres cités universitaires.

Pourtant, une semaine plus tôt, le directeur de cet établissement "avait promis que les étudiants internes resteront définitivement à Zéralda", ayant même signé cette décision.

Leur porte-parole, Myriam Zeggat, étudiante en peinture relayée par le quotidien El Watan, a rajouté que l'administration de l'ESBA a ensuite menacé ces étudiants de "mettre dehors" leurs affaires "s'ils ne quittent pas les lieux avant jeudi".

Le mouvement de grève rejette ainsi cette décision, affirmant que cette cité "est la "plus adaptée" pour ses éléments.

Les étudiants de l'ESBA envisagent même de passer la nuit dans l'enceinte de cet établissement afin d'attirer l'attention du ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi sur cette grève, qui concerne également les revendications du mouvement Infidjar.

Myriam Zeggat a rajouté que celles-ci n'ont pas été satisfaites, notamment en ce qui concerne la qualité des programmes enseignés et la reconnaissance des diplômes de l'ESBA.

Les étudiants exprimaient en mai 2015 à l'ex-ministre de la Culture Nadia Labidi leur volonté de conserver le cursus de leur formation, sans migrer vers le système L.M.D. "Nous voulons garder la spécificité de notre formation et souhaitons que nos diplômes soient reconnus par le ministère de l’Enseignement supérieur, mais nous refusons de nous mettre sous le système LMD", a rajouté Mme. Zeggat.

LIRE AUSSI: La ministre de la Culture appuie les grévistes dans la nécessité de réformer l'ESBA

Un étudiant en 1e année, relayé par la même source, a quant à lui souligné le manque de qualité des programmes enseignés.

"Nous n’avons pas encore de programmes corrects. Les cours sont préparés par les enseignants et ce sont eux seuls qui décident de leurs contenus. Ils sont dénués de toute mise à jour. On ne peut enseigner la même chose pendant 50 ans. L’art a évolué, nous aussi", a-t-il dit, relayé par El Watan.

En termes de ressources matérielles, le mouvement de grève fait savoir que l'ESBA reste "appauvrie", se disant "inquiets" pour "l'avenir flou de leur école". Ils accusent alors les responsables de l'administration de "mauvaise gestion". La rentrée, prévue le 02 octobre, est bien compromise...

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