Huffpost Maroc mg

Les enjeux de la COP22 vus par la presse internationale

Publication: Mis à jour:
COP22
Moroccan labourers sit at the site of the COP22 international climate conference in Marrakesh on October 31, 2016, a week before the start of the talks. The organisation committee of the COP22 announced on November 2, 2016 that the site of the event which consists of 55 tents is nearly ready. / AFP / STRINGER / TO GO WITH AFP STORY BY JALAL AL-MAKHFI (Photo credit should read STRINGER/AFP/Getty Images) | STRINGER via Getty Images
Imprimer

ENVIRONNEMENT - Alors que la COP22 a démarré ce lundi 7 octobre au Maroc, les médias internationaux sont sur le qui-vive pour couvrir cette conférence mondiale, même si l'intérêt est moins important que pour la COP21 de Paris. Toujours est-il que cette conférence est vue sous différents prismes que l'on soit en Inde, au Brésil, aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne.

Un des principaux journaux du Brésil, Folha de Sao Paulo, a choisi d'évoquer les engagements du pays à l'occasion de cette COP22. Le journal insiste sur le fait que le Brésil a une place importante à prendre au cours des négociations. "Même si le pays est critiqué en interne par les écologistes, il est considéré dans le monde comme étant une puissance écologique", peut-on lire.

Zoom sur les oubliés

Une critique interne symbolisée par le Journal a criticas, basé dans l'Amazonie brésilienne, qui a consacré un article à la délégation de cette région qui participera à la conférence de Marrakech. L'article se veut plus critique envers le Brésil "qui continue de détruire la forêt amazonienne".

Cette COP22 est également l'occasion de découvrir les priorités écologiques de certaines régions du monde dont les problèmes environnementaux sont moins médiatisés. Le journal anglophone The Hindu explique ainsi que l'Inde mettra surtout en avant les risques du réchauffement climatique sur l'Himalaya.

Un sujet que les experts indiens estiment n'être pas assez pris au sérieux par la communauté internationale. "Même si les montagnes himalayennes fondent plus rapidement que d'autres, elles ne sont toujours pas une préoccupation suffisante", explique un des experts interrogé dans l'article.

Les élections américaines et la COP

La BBC a choisi de mêler les deux actualités du moment en parlant de la COP22 et des élections américaines. En effet, le journal anglais évoque les risques que l'élection du "climato-sceptique" Donald Trump pourraient faire courir à l'événement. Trump avait en effet, lors de sa campagne, promis de revenir sur l'accord de Paris sur le climat, récemment ratifié par les États-Unis.

Ce dernier a également promis de revigorer l'industrie du charbon au pays de l'Oncle Sam, pourtant extrêmement polluante. Même angle du coté du Guardian. Le quotidien britannique qualifie cette élection américaine (non sans humour) d'"arme de distraction massive".

Dans le même ordre d'idées, le média californien Pacific Standard raconte que la première question posée au cours de la conférence de presse de la COP22 portait sur les effets qu'aurait l'élection de Trump sur l’événement.

Une COP22 trop "bureaucratique"?

Le New York Times a de son côté choisi de faire dans la pédagogie avec un article expliquant les enjeux de cette COP22, jugée trop "bureaucratique" pour un public néophyte. L'auteur a ainsi organisé "une table ronde par emails" d'experts climatiques capables d'en expliquer les objectifs.

Ainsi, l'un de ces experts qualifie cette COP22 de "station de train plutôt qu'un point d'arrivée". L'auteur compare également cette COP à un "groupe de soutien" environnemental entre les pays. Un second expert conclut sur une note d'optimisme en expliquant que "si cette COP est un succès, cela catalysera les actions nécessaires pour tirer parti de l'élan suscité par la COP21".

Site spécialisé sur les informations liées à l'eau en Espagne et en Amérique Latine, Lagua a consacré un article au rôle de l'Espagne lors de cette COP22 et ses engagements écologiques. L'article insiste notamment sur le fait que l'Espagne, qui avait pourtant participé à la COP21, n'a toujours pas ratifié l'accord de Paris.

Toujours en Espagne, El Pais revient de son côté sur l'initiative marocaine "Zéro Mika". L'article dresse ainsi le portrait de ce Maroc "sans plastique" qui accueille la COP. L'article en profite pour parler des chiffonniers qui profitaient de ce marché, et des enjeux auxquels doit faire face le pays pour les réhabiliter.

LIRE AUSSI:La COP22 est officiellement lancée