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Slim Riahi porte plainte contre Walid Jalled et se prononce contre la loi de Finances 2017

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SLIM RIAHI
FETHI BELAID/AFP/Getty Images
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Après avoir été évincé du bloc parlementaire du Mouvement projet Tunisie (MPT), le député Walid Jalled semble avoir pris la décision de tout révéler sur les plateaux médiatiques. Après son passage à la Radio Med, le député a accordé une déclaration à la radio Jawhara FM où il a assuré que le secrétaire-général du MPT, Mohsen Marzouk, et le président de l’Union patriotique libre (UPL), Slim Riahi, se sont réunis à Paris pour mettre en place un plan qui ferait tomber le projet de loi des Finances de 2017.

Selon Walid Jalled, les deux leaders politiques se sont absentés de la réunion tenue entre les différents chefs des partis politiques et le chef du gouvernement, Youssef Chahed, parce qu’ils étaient à Paris pour faire ce long entretien. Toujours selon l’intéressé, ce "complot" vise à faire tomber le gouvernement d’union nationale puisque "en cas d'échec du projet de loi des Finances de 2017, le gouvernement sera démissionnaire".

Réagissant à ces propos, Slim Riahi a déposé une plainte à l’encontre de Walid Jalled auprès du Tribunal de première instance pour diffamation. Le président de l’UPL a appelé à la levée de l’immunité parlementaire du député en question afin que la Justice puisse faire son travail. De son côté, l’avocat de Slim Riahi, Nabil Sabii (fraîchement nommé directeur exécutif de l’UPL) a rappelé que le parti est signataire du Pacte de Carthage et donc, de fait, l’un des soutiens du gouvernement d’union nationale. Nabil Sabii a fini sa déclaration, accordée à la TAP, en qualifiant les allégations de Walid Jalled de dangereuses.

Invité à l’émission Midi-Show, Slim Riahi est revenu sur le projet de loi des Finances de 2017. Expliquant que le gouvernement de Youssef Chahed a cumulé les problèmes et les conflits – en évoquant la centrale syndicale, l’UTICA, l’Ordre national des avocats ou encore celui des médecins – Slim Riahi a dit que malgré le soutien de son parti et de son bloc parlementaire au gouvernement d’union national, il se sentirait obligé de demander la démission de cette même équipe gouvernementale si jamais elle n’arrivait pas à trouver d’issue à toutes ces tensions.

Pour le président de l’UPL, Youssef Chahed doit appeler l’UGTT, l’UTICA et toutes les parties concernées à un dialogue pour revoir le texte en question. Riahi a même adopté une partie de la position de la centrale syndicale en assurant que la hausse des impôts contribuera à la destruction de la classe moyenne en Tunisie. Revenant au gouvernement précédent, celui d’Habib Essid, Slim Riahi a expliqué sa défaite par le fait que le chef du gouvernement prenait, tout seul, des décisions importantes ; pour donner un exemple, Riahi a cité l’affaire de la société pétrolière "Petrofac".

Questionné sur les raisons de son absence leur de la réunion de Youssef Chahed avec les chefs des partis politiques, Riahi a exprimé son indignation parce que l’UPL a été le dernier à avoir été invité à la rencontre. En ce qui concerne les bruits qui parlent de la création d’un nouveau parti politique pour remplacer le mouvement de Nidaa Tounes, Slim Riahi s’est contenté de dire qu’il n’était au courant de rien concernant ce sujet.

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