Huffpost Algeria mg

Pétrole: le chef de l'Opep juge vitale la coopération avec les non-Opep

Publication: Mis à jour:
MOHAMED BARKINDO
OPEC Secretary-General Mohammed Barkindo addresses a news conference in Vienna, Austria, October 24, 2016. REUTERS/Leonhard Foeger | Leonhard Foeger / Reuters
Imprimer

Le secrétaire général de l'Opep a qualifié lundi de vitale la coopération entre pays membres et non membres du cartel pour contenir la surabondance de l'offre et augmenter les prix du brut, à trois semaines d'une réunion décisive à Vienne.

Il est vital que les pays Opep et non-Opep se réunissent et prennent des mesures coordonnées pour rééquilibrer le marché dans leur intérêt commun, a déclaré Mohamed Barkindo à l'ouverture d'une conférence internationale sur le pétrole à Abou Dhabi.

Fin septembre à Alger, les pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) sont parvenus, à la surprise générale, à un accord historique pour réduire leur production d'or noir afin de soutenir des prix durablement affaiblis par une offre excédentaire.

Mais des doutes persistent quant à l'application de cet accord tant que des pays membres de l'Opep refusent de réduire leur production.

L'accord a souligné l'engagement du cartel en faveur de la stabilité des marchés pétroliers, a rappelé M. Barkindo.

Parlant aux journalistes, il a indiqué que la Russie, premier producteur mondial de pétrole, soutenait l'accord d'Alger.

Nous, à l'Opep, restons attachés à l'accord d'Alger, a-t-il déclaré, ajoutant avoir entendu dire au plus haut niveau à Moscou que la Russie est avec l'Opep, selon Bloomberg.

Le secrétaire général de l'Opep a encore dit que la Russie a été toujours cohérente, ajoutant que Moscou a assuré faire partie de l'accord d'Alger.

L'Opep et la Russie ont tenu plusieurs réunions récemment afin de resserrer leur coopération pour diminuer la volatilité des prix.

Interrogé sur l'Iran, M. Barkindo a dit qu'il n'était pas au courant d'une augmentation de la production iranienne, assurant que ce pays ferait partie de l'accord d'Alger qui devrait être finalisé fin novembre à Vienne.

L'Iran, principal rival de l'Arabie saoudite, subit encore les conséquences de sanctions économiques occidentales qui l'ont paralysé avant d'être levées seulement en janvier. Il s'est en principe exempté d'une réduction de production.

'Le marché définit les prix'

Le ministre irakien du Pétrole Jabbar al-Luiebi, dont le pays s'était montré réticent devant l'accord d'Alger, a fait part de la disposition de son pays à coopérer pour une stabilisation du marché.

L'Irak est déterminé et résolu à coopérer avec tous les membres et non-membres de l'Opep pour (...) maintenir la production au niveau approprié pour que les prix se stabilisent, a-t-il déclaré.

Les consultations entre membres et non-membres de l'Opep vont se poursuivre dans les prochains jours (...) pour rééquilibrer le marché, a expliqué le dirigeant du cartel.

Il a souligné que le niveau des prix est tributaire de l'offre et de la demande: En fin de compte, c'est le marché qui définit les prix.

Le ministre émirati de l'Energie, Suhail al-Mazroui, s'est dit optimiste sur le niveau de l'offre. La surabondance a presque disparu par rapport au niveau où on était il y a un an.

La demande mondiale est en passe d'augmenter, devant passer d'environ 93 millions de barils par jour (mbj) en 2015 à plus de 109 mbj d'ici 2040, a indiqué le secrétaire général de l'Opep, ajoutant que cela nécessitera d'énormes investissements pour équilibrer le marché.

Depuis deux ans, la production a dépassé la demande, entraînant une chute des prix, qui étaient parfois supérieurs à 100 dollars le baril en juin 2014 et qui étaient descendus à moins de 30 dollars en février.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.