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Arrivée du COPiste dans Marrakech la Verte

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Place Jamaa El Fna, le 6 novembre 2016 à Marrakech | Frédérique Prabonnaud/HuffPost Maroc
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ENVIRONNEMENT - A son arrivée à l’aéroport, le COPiste - comprendre l’un des 20.000 participants attendus à la COP22 - a mauvaise conscience: il vient de prendre un moyen de transports pas vraiment éco-friendly. Mais il est vite rassuré par les slogans à l’aéroport qui lui assurent que sa compagnie aérienne est "engagée pour l’environnement" et qu’il "embarque pour une cause planétaire".

Exercice obligé pendant les conférences Climat: apparaître plus vert que vert! Le COPiste regarde amusé les publicités qui s’affichent en 4 par 3 dans la ville, et où il est question d’engagement durable, de respect de la nature ou de carte bancaire bio.

Greenwashing aussi à Marrakech: plantes et fleurs au milieu des boulevards, jardins rénovés, lampadaires LED… Et au milieu des taxis beiges désormais, bus électriques, tram-bus et même vélo en libre service, façon velibs parisiens.

Avant les soirées sandwich devant son ordinateur, prévisibles pendant la conférence, le COPiste s’offre une soirée marrakchi. Direction Jamaa El Fna. Les flyers et les affiches "le temps de l’action" ornent les rues. Même les célèbres calèches de la non moins célèbre place ont été customisées et mise aux couleurs de la COP22. Les typiques et conviviaux restaurants ont déployé leurs bancs en bois mais ont changé leurs vieilles ampoules par des nouvelles à économie d’énergie.

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Dimanche matin: direction Bab Ighli, la porte où est installé le centre de conférence. Le COPiste est ravi de trouver une navette près de son hôtel, même s’il se demande ce qu’il en est de son empreinte carbone dans un bus prévu pour une cinquantaine de personnes, mais où ne sont montés qu'une demi-douzaine de passager. En arrivant sur le site, il se sent en sécurité: camion de la sûreté nationale devant la porte, patrouilles de police en quad, voiture de la police scientifique.

Pour entrer dans la "zone bleue", celle où se dérouleront les négociations, placée sous l'autorité des Nations unies, le COPiste doit se plier aux contrôles, les mêmes que dans un aéroport. Le système de délivrance des badges est bien rodé.

Muni de son indispensable sésame, le COPiste peut entrer et parcourir l’allée principale, sous une canopée de 800 mètres qui rappelle les tentes traditionnelles. Dans cette zone, salles plénières, salles de conférences et de réunions, espaces de débats et d’expositions ou encore restaurants, tout en bois évidemment. Dans l’autre espace, la "zone Verte", c’est l’agitation pour terminer l’installation.

En ressortant, le COPiste se souvient en souriant des commentaires des mauvaises langues qui assuraient que rien ne serait prêt à temps pour la COP à Marrakech...

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