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Le Maroc se dote d'une super-instance pour lutter contre le changement climatique

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HAKIMA HAITE
Moroccan Environment Minister Hakima El Haite speaks at the Seventh Petersberg Climate Dialogue in Berlin on July 4, 2016. / AFP / Adam BERRY (Photo credit should read ADAM BERRY/AFP/Getty Images) | ADAM BERRY
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CLIMAT - Alors qu'il accueille ce lundi 7 novembre la COP22, le Maroc s'apprête à se doter d'une super-instance en matière de changements climatiques, qui prendra la forme d'un groupement d'intérêt public composé de plusieurs ministères et établissements publics marocains.

L'Etat marocain y sera représenté par 14 ministres, dont le ministre de l'Intérieur, le ministre des Affaires étrangères, le ministre de l'Economie et de finances, le ministre de l'Urbanisme et de l'aménagement du territoire, le ministre de l'Habitat et de la politique de la ville, le ministre de l'Agriculture et de la pêche maritime, le ministre de l'Equipement, du transport et de la logistique, le ministre de l'Industrie et du commerce, le ministre de l'Energie et des mines ou encore le ministre chargé des Marocains résidant à l'étranger et des affaires de la migration.

Du côté des entreprises et des établissements publics, on retrouve l'Office chérifien des phosphates (OCP), CDG Développement, Masen, l'Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique (ADEREE), l'Agence pour le développement agricole (ADA) et la Société d'investissements énergétiques (SIE).

Les organisations professionnelles représentées au sein du groupement sont la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), l'Association professionnelle des cimentiers (APC), le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM) et la Fédération de l'énergie (FEDENERG).

Veille, monitoring, prise de décision

Le Centre, sis au siège du ministère de l'Environnement, aura plusieurs missions, dont celle de contribuer à la veille et d'aider à la prise de décision en matière de changements climatiques. Dans ce sens, il devra collaborer à l'élaboration et au monitoring des politiques et des stratégies régionales, nationales ou sectorielles en matière de changements climatiques. Il devra aussi, sur demande du gouvernement, présenter son expertise à celui-ci, pour élaborer des rapports concernant les changements climatiques. Le Centre pourra aussi élaborer des études et des analyses sur l'évolution des négociations mondiales sur le climat qui seront agrémentées, au besoin, de propositions d'actions ou de prises de position.

Le Centre aura aussi pour missions d'appuyer les programmes de formation en matière de changements climatiques, de mettre en place des formations adressées aux administrations, aux institutions et aux entreprises publiques ainsi qu'au secteur privé, à la société civile et aux experts locaux. Il devrait également soutenir les formations concernant les changements climatiques au niveau du master et du doctorat, et soutenir la recherche et les projets innovants en matière de changements climatiques.

Marrakech accueille du 7 au 18 novembre 2016, la 22e conférence de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), la COP 22, qui sera le point de départ de la mise en œuvre de l’Accord de Paris qui vise à contenir à 2°C le réchauffement climatique.

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