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Tunisie-JCC: On a regardé pour vous "Demain dès l'aube" de Lotfi Achour: Nos 3 raisons pour le voir

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CINÉMA- JCC-En compétition officielle dans la catégorie des longs métrages, "Demain dès l'aube" est un film de Lotfi Achour co-écrit avec Anissa Daoued et Natasha de Pontcharra. Il peint le parcours de trois personnages dont le destin se recroise des années après les événements de la révolte de 2011. Rattrapés par ce passé, ils plongent dans leur souvenir et dans celui d'une Tunisie hantée par ses démons et qui peinent à faire la paix avec elle-même comme les personnages du film.

S'agit-il d'un énième film sur la révolution? Oui et non: Il l'est parce que c'est l'objet du film et non parce qu'il ne s'agit pas d'une révolution réduite à des slogans, ni à des analyses puériles et niaises.

Voici trois raisons pour aller voir ce film:

Parce qu'il est salutaire pour la mémoire collective

La répression d'un Etat policier, certains en portent les séquelles, d'autres oublient ou aiment oublier et d'autres en sont nostalgiques carrément. Ce film est pour les amnésiques. il est contre l'oubli, l'oubli de ce qu'était la Tunisie, il n'y pas si longtemps; ses mains de fer puis sa révolte. Des scènes peignent ses tourments, marqués par la violence, le patriotisme, l'amour, les regrets... "Demain dès l'aube" nous rappelle la Tunisie qu'on aime et qu'on déteste à la fois.

La figure de l'ancien policier devenu paralysé après avoir été frappé lors de la soirée du 11 janvier 2011 quand il a tenté de violer un gamin est particulièrement poignante. Une figure, objet de haine et de pitié à la fois. Il n'est pas toujours diabolisé, humain dans sa faiblesse et dans ses regrets. En cela, le mal et le bien sont parfois enchevêtrés, les sentiments sont mitigés envers ce personnage comme envers d'autres.

Parce que c'est un film joyeux dans sa tristesse

Ce film transmet des sentiments; des frissons parfois comme la scène du départ de Ben Ali, des fous-rires et des pleurs. Les personnages sont touchants. Malgré la noirceur, la violence, le film est léger, subtile. Pas de slogans remâchés mais la réalité dans sa vacuité, sa cruauté comme dans sa simplicité, ses amours et ses désinvoltures.


Parce que c'est un film cru

Sans retenues, sans demi-mesures, il dessine la réalité crue, brutale dans sa violence comme dans sa gaieté en usant de gros mots -parce qu'on parle ainsi dans ce genre de situations- d'insultes, de silences parfois.

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