Huffpost Algeria mg

Le pétrole chute, l'Arabie Saoudite menacerait d'augmenter sa production

Publication: Mis à jour:
OIL PRICE
3D image showing graph of decreasing oil prices in the design of the information related to the economy | Terminator3D via Getty Images
Imprimer

L'accord d'Alger tomberait-il déjà à l'eau? Les horizons des pays producteurs du pétrole s’obscurcissent avec les mauvaises nouvelles venant de l'Arabie saoudite. Selon les agences de presse, les prix du pétrole chutaient à lami-journée de ce 4 novembre en cours d'échanges européens pour une cinquième séance consécutive de baisse. Une information de presse faisant état d'un risque de hausse de la production saoudienne serait la cause de nouvelle dépréciation.

Vers 12H45 GMT (13H45 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier valait 45,74 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 61 cents par rapport à la clôture de jeudi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en décembre perdait 39 cents à 44,27 dollars.

Vers 12H15 GMT, les cours de l'or noir ont atteint leur plus bas depuis mi-septembre, à 45,50 dollars le baril pour le Brent et à 44,06 dollars pour le WTI.

Alors que les prix se stabilisaient en début de séance, ils ont plongé après une information de presse plombant encore plus les perspectives de l'accord sur une limitation de la production.

"Les mauvaises nouvelles s'accumulent, puisque les Saoudiens menacent d'augmenter leur production selon la presse. Dans les faits, personne n'a le doigté nécessaire pour faire aboutir les négociations de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)", résumait Naeem Aslam, analyste de Think Markets.

L'Arabie Saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, faisait partie des rares membres du cartel à s'être engagé à limiter sa production dans le cadre de l'accord trouvé fin septembre à Alger.

Lors d'une réunion de travail le week-end dernier, dont aucune information concrète n'était ressortie, l'Arabie Saoudite aurait menacé d'augmenter sa production si l'Iran, son rival géopolitique, refusait de s'imposer un plafond de sa production à 4 millions de barils par an, rapportait la presse vendredi.

Les observateurs attendent avec impatience la réunion officielle de l'Opep, le 30 novembre à Vienne, pour savoir si l'accord sera finalisé.

"Il y a d'autres risques pour les marchés du pétrole à court terme, avec notamment l'élection présidentielle américaine la semaine prochaine", notait par ailleurs Jameel Ahmad, analyste de FXTM.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.