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Samira Maraï répond à Saïd Aïdi: "Le secteur de la Santé souffre de corruption mais pas de mafias!"

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SAMIRA MERAI
Facebook/Samira Meraï/Said Aidi
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L’ancien ministre de la Santé publique, Saïd Aïdi, était l’invité du plateau 24/7, Al Hiwar Ettounssi, dans la soirée du lundi 31 octobre 2016. Interrogé sur les scandales qui ont éclaté à son époque – les dossiers des stents et les anesthésiants périmés – Saïd Aïdi a assuré avoir subi des pressions – qui auraient même été adressées à sa propre famille – de la part de ceux qu’il a qualifiés de mafias exerçant dans le secteur en question. L’ancien ministre a en effet présenté des données assez alarmantes en expliquant que, pour le dossier des stents par exemple, l’affaire remonte à plusieurs années et qu’elle serait même menée par des mafias bien enracinées dans le secteur et qui continueraient à mener la danse.

Invitée à la matinale de la radio Shems FM, l’actuelle ministre de la Santé publique, Samira Maraï, est revenue sur les allégations de son prédécesseur. Contrairement à Saïd Aïdi, Maraï a refusé d’employer le mot mafias pour décrire la situation du ministère.

Evoquant son devoir de réserve, la ministre a en effet préféré parler d’une grande corruption implantée un peu partout dans ledit secteur.

Enchaînant sur les dossiers qui ont marqué le passage de Saïd Aïdi au ministère de la Santé publique, Samira Maraï est revenue sur l’affaire du directeur de l’hôpital de Sfax contesté par les employés parce qu’il est un militaire. Assurant n’être pas le genre de personne à se soumettre aux pressions, la ministre a assuré avoir trouvé une situation de blocage au sein de l’établissement en question. "Quand les patients entrent à l’hôpital de Sfax, on doit s’attendre au pire vu l’état d’hygiène des lieux. Je n’ai jamais demandé au directeur de l’hôpital de partir, c’est lui qui m’en parlé dès ma première semaine au ministère. Je tiens à vous préciser que je n’ai enfreint aucune décision prise par mon prédécesseur".

Lors d’une interview accordée au quotidien arabophone "Al Chourouk", Samira Maraï a déclaré que l’affaire des anesthésiants périmés a coûté la vie à trois personnes et a provoqué des crises d’épilepsie, d’une durée de quarante-huit heures, à dix-huit autres. Et d’ajouter que le ministère a pris toutes les mesures nécessaires afin que ces incidents ne soient plus reproduits.

Si Samira Maraï a préféré respecter son devoir de réserve surtout par rapport à Saïd Aïdi, elle a préféré révélé toute la vérité en ce qui concerne le dossier des anesthésiants périmés quitte à remettre en doute les propos de son prédécesseur qui a déclaré, lors de son passage télévisé de son lundi, que le dossier avait été monté de toute pièces afin de camoufler l’affaire des stents périmés.

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