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Mohammed VI réunira une trentaine de chefs d'Etat africains le 16 novembre à Marrakech (EXCLUSIF)

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MOHAMMED VI ET PAUL KAGAME
Mohammed VI réunira une trentaine de chefs d'Etat africains le 16 novembre à Marrakech (EXCLUSIF) | AFP
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ENVIRONNEMENT - En première ligne face aux changements climatiques, malgré des émissions de gaz à effet de serre jugées "insignifiantes", l'Afrique est aujourd'hui le continent le plus menacé par les changements du climat.

Et c'est pour fédérer les pays africains autour de l'importance de la lutte contre les changements climatiques, mais aussi pour baliser le terrain à son retour au sein de l'Union africaine (UA), que le Maroc organise, le 16 novembre au Palais des congrès à Marrakech, l'Africa Action Summit, à l'initiative du roi Mohammed VI, et ce au lendemain du "Sommet de haut niveau" qui réunira des chefs d'Etat du monde entier le 15 novembre.

L'enjeu est de taille: sept pays africains font partie des dix pays les plus vulnérables aux changements climatiques, alors même que l'Afrique ne contribue que très peu aux émissions de gaz à effet de serre, d’après l’indice de vulnérabilité au changement climatique de 2015, établi par le cabinet britannique d’analyse des risques Verisk Maplecroft.


Les présidents égyptien et sud-africain attendus

Selon une source autorisée, une trentaine de chefs d'Etat ont d'ores et déjà confirmé leur présence à cette "première grand-messe climatique dédiée au continent africain". Il s'agit du président rwandais Paul Kagame, qui joue depuis quelques mois un rôle de VRP du royaume en Afrique de l'Est, du président Nigérian Muhammadu Buhari, ou encore du chef d'Etat sénégalais Macky Sall.

Les autres chefs d'Etat qui ont confirmé leur présence sont Alpha Condé, président de la république de Guinée, Ibrahim Boubacar Keïta du Mali, Yahya Jammeh de Gambie, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo de la Guinée équatoriale, Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, Edgar Lungu de Zambie, Idriss Déby Itno du Tchad, Patrice Talon (Bénin), Ismaïl Omar Guelleh (Djibouti), Ali Bongo (Gabon), Azali Assoumani (Îles Comores), Alassane Ouattara (Côte d'Ivoire), Robert Mugabe (Zimbabwe), Ellen Johnson Sirleaf (Liberia), ainsi que le chef du Conseil présidentiel Libyen Fayez el-Sarraj.

Selon nos informations, la présidence égyptienne a confirmé la participation d'Abdel Fattah al-Sissi à l'Africa Action Summit, ce qui constituera la première visite officielle du président égyptien au royaume. Le président sud-africain Jacob Zuma devrait lui aussi être de la partie. Celui-ci devrait communiquer sur sa présence au Maroc dans les prochains jours.

Cet évènement réunira également les "partenaires de l'Afrique", en l'occurrence les Etats-Unis, la France, l'Inde, la Chine, le Japon et la Russie, outre des représentants du Conseil de coopération du Golfe arabique (CCG), de l'Union européenne (UE), de la Banque africaine de développement (BAD) et de la Banque mondiale, qui sont invités à "s'asseoir à la table des leaders africains".

L'environnement au service de la diplomatie

Au-delà de l'enjeu climatique, l'Africa Action Summit aura résolument une portée diplomatique pour le royaume, à l’heure où le Maroc souhaite reprendre son siège à l’Union africaine (UA), après trente-deux ans d'absence. Il s'inscrit manifestement dans le sillage de la décision du Maroc de réintégrer l'UA, rendue publique en juillet dernier lors du 27e sommet de l'UA à Kigali. Décision qui fut accompagnée d'une motion signée par 28 États africains demandant le retrait de la RASD de l'organisation.

La politique de la chaise vide s'étant avérée infructueuse, le royaume chérifien cherche ainsi à jouer de son influence à l'intérieur de l'UA pour affaiblir le Polisario là où il tire une partie de sa force - et sa légitimité, l'Union africaine étant l'une des rares institutions qui le reconnaissent - tout en le poussant vers la sortie.

Et c'est également dans le sillage de la "stratégie du Maroc envers l'Union africaine" que Mohammed VI avait récemment entamé une tournée en Afrique de l'est, la première depuis son accession au trône, tout en mettant en branle son appareil diplomatique pour baliser le terrain au retour du Maroc à l'UA, qui sera entériné en janvier 2017, à Addis-Abeba en Ethiopie, lors du 28e sommet de l'Union africaine.

Lundi 31 octobre, Mohammed VI avait d'ailleurs demandé au président tchadien Idriss Déby Itno d'intervenir auprès de la présidente de la Commission de l’UA afin qu’elle distribue à l’ensemble des États membres la demande d’adhésion du Maroc à l’organisation. Après la COP22, le monarque se rendra à Addis-Abeba, qui abrite le siège de l'UA, pour rencontrer le chef d'Etat éthiopien Haile Mariam Dessalegn.

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