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Drame d'Al-Hoceima: Selon Hassad, "les conclusions de l'enquête devraient arriver très vite"

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MOHAMED HASSAD
RABAT, MOROCCO - FEBRUARY 14: Moroccan Interior Minister Mohamed Hassad delivers a speech during a joint press conference with French Interior Minister Bernard Cazeneuve (not seen) at the Ministry in Rabat, Morocco on February 14, 2015. (Photo by Jalal Morchidi/Anadolu Agency/Getty Images) | Anadolu Agency
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SOCIÉTÉ - Quelques heures après la mort tragique de Mouhcine Fikri, un vendeur de poisson broyé par un camion-benne à Al-Hoceima, le ministre de l’Intérieur Mohamed Hassad avait indiqué dans un communiqué avoir "ordonné l’ouverture d’une enquête pour élucider les circonstances du décès".

Une enquête diligentée par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) pour "élucider les circonstances et les causes du décès de Mouhcine Fikri et en établir les responsabilités", soulignait samedi le procureur général du roi près la cour d'appel d'Al-Hoceima.

Ce qui n'a pas empêché plusieurs internautes de se demander s'il s'agit d'un simple "effet d'annonce", comme ce fut le cas après le drame de Tan-Tan ou la gestion des inondations meurtrières à Sidi Ifni, ou s'il s'agit véritablement d'"une enquête minutieuse et approfondie pour élucider les circonstances du drame et en définir les responsables", comme annoncé par les autorités marocaines.

"Une question de jours"

Selon Mohamed Hassad, "les conclusions de l’enquête devraient arriver très vite, c’est une question de jours (...) l'Etat ne peut pas être considéré comme directement responsable de ce décès, mais l'Etat a la responsabilité d'établir les fautes et de les sanctionner", a déclaré le ministre à l'AFP.

Mohamed Hassad, s'est dit déterminé à à établir les circonstances exactes de la mort de Mouhcine Fikri, et à "punir les responsables de ce drame". "Personne n'avait le droit de le traiter ainsi", a déploré Mohamed Hassad.

"On ne peut pas accepter que des responsables agissent dans la précipitation, sous la colère, ou dans des conditions qui ne respectent pas le droits des gens", a-t-il souligné.

"L'enquête doit déterminer avec exactitude ce qui s'est passé, mais il y a des choses que l'on sait déjà", a expliqué à l'AFP Mohamed Hassad.

"Ce dont on est sûr est que la personne concernée a quitté le port dans une voiture avec quelqu'un d'autre, et a refusé de s'arrêter à un contrôle de police. L'alerte a été donnée, le véhicule a été intercepté, avec à son bord une quantité importante d'espadon, une espèce interdite à la pêche", a récapitulé le ministre. "Le procureur a été informé et la décision a été prise de détruire la marchandise illégale. Toutes les questions se posent après ça", a-t-il ajouté.

"Toutes les défaillances seront sévèrement sanctionnées"

"Qui a pris la décision de le faire le soir même, comment la benne a-t-elle pu se déclencher... c'est à toutes ces questions que l'enquête du procureur doit répondre", ceci alors "qu'il y avait beaucoup de témoins".

"Nous sommes catégoriques: toutes les défaillances seront sévèrement sanctionnées par la justice, a réaffirmé à l'AFP le ministre de l'Intérieur.

Dimanche matin, sur instructions du roi Mohammed VI, Mohamed Hassad et le ministre délégué Charki Draiss, ont fait le déplacement à Al Hoceima pour rendre visite à la famille de Mouhcine Fikri. Ils ont présenté leurs condoléances ainsi que la "compassion du souverain" à la famille du défunt.

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