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Bataille de Mossoul: Au moins 232 personnes massacrées par Daech, selon l'ONU

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MOSUL
Smoke raises after Kurdish Peshmerga fighters disabled IEDÕs and recaptured from Islamic state militants the Fadiliya village in Nawaran, north of Mosul, Iraq, October 27, 2016. REUTERS/Ari Jalal | Ari Jalal / Reuters
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INTERNATIONAL - Au moins 232 personnes ont été massacrées par les jihadistes de Daech près de la ville irakienne de Mossoul (nord), alors que des milliers de civils sont utilisés comme boucliers humains, indique-t-on vendredi auprès de l’ONU.

Lors d’un point de presse à Genève, une porte-parole du Haut-commissariat aux droits de l’Homme (HCDH), Ravina Shamdasani, a précisé que 190 des personnes assassinées étaient d’anciens membres des services irakiens de sécurité.

S’y ajoutent une quarantaine de civils qui refusaient d’obéir aux injonctions des combattants de "l’Etat islamique", retranchés à Mossoul pour faire face à l’offensive des troupes irakiennes appuyées par la coalition internationale menée par Washington.

"Beaucoup de ceux qui refusaient d'obéir ont été abattus sur le champ", a déclaré la porte-parole, tout en affirmant que les informations disponibles "ne sont certainement pas exhaustives".

Daech a enlevé 8.000 familles dans les villages situés autour de la deuxième plus grande ville irakienne pour s'en servir comme boucliers humains près des cibles "militaires" à l'intérieur de la ville.

Selon l’ONU, les jihadistes cherchent à dissuader les frappes aériennes de la coalition internationale qui intervient en appui aux forces irakiennes pour la reconquête du dernier grand bastion urbain de Daech dans le nord irakien.

Le général américain Joseph Votel a estimé que près de 900 combattants de Daech auraient été tués depuis le début de l'offensive sur Mossoul et sa région.

Mais, selon lui, la résistance devrait être plus importante lorsque les forces irakiennes tenteront d'entrer dans la ville où l'EI a déclaré un "califat" en juin 2014. La perspective de devoir livrer une véritable guérilla urbaine à environ 3.000 à 5.000 jihadistes, selon une estimation américaine, retranchés dans une agglomération de 1,5 million d'habitants d'après l'ONU, fait craindre un déplacement de population à grande échelle.

Pour l'heure, le ministère irakien pour les Migrations a recensé plus de 11.700 déplacés, tandis que l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a avancé jeudi le chiffre de 15.804 personnes déplacées depuis le début de l'offensive.

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