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53% des Tunisiens ne dénoncent pas la corruption par manque de confiance dans les autorités selon une étude

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CORRUPTION
Shutterstock / Maryna Pleshkun
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Le Tunisien considère que les administrations publiques et les établissements sécuritaires et sanitaires sont les plus touchés par la corruption en Tunisie, d’après un sondage d’opinion réalisé par SIGMA conseil.

"Sur un échantillon de 1000 sondés, 91% estiment que les efforts de lutte contre la corruption sont insuffisants", révèle-t-on dans cette étude dont les résultats ont été présentés jeudi par le directeur du bureau d’étude SIGMA conseil, Hassan Zargouni, lors d’un atelier sur la promotion de la culture de lutte contre la corruption.

"78% des sondés disent aussi que le phénomène de la corruption s’est amplifié après la Révolution", a encore indiqué Zargouni.

Le terme "corruption" est lié, chez le Tunisien, à l’idée de donner de l’argent à un fonctionnaire, a dévoilé ce sondage qui fait état des formes de corruption suivantes: pots de vins (83%), favoritisme (58%), népotisme (53%) ou cadeaux (46%).

Selon la même étude, 24,4% des sondés pensent que le manque de contrôle favorise la corruption au sein de l’administration tunisienne, alors que 19,4% trouvent que la corruption est due à un manque d’organisation.

Quelque 51% des Tunisiens expliquent l’amplification du phénomène de la corruption par la dégradation de la situation matérielle des agents publics.

Sur l’ensemble des sondés qui ont fait face à des situations de corruption, 9% seulement ont dénoncé ces actes. Les 53% qui n’ont pas dénoncé ces pratiques ont justifié leur silence par un manque de confiance dans les autorités tunisiennes. Ils estiment que leurs voix ne seront pas entendues par les institutions concernées.

Ce sondage d’opinion a été réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 1000 Tunisiens âgés de plus de 18 ans.

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