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Les images des dégâts provoqués par les nouveaux séismes dans le centre de l'Italie

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INTERNATIONAL - Un séisme de magnitude 5,5, suivi d'une autre forte secousse de magnitude 6,0 deux heures plus tard, ont touché le centre de l'Italie mercredi 26 octobre, faisant deux blessés et de très nombreux dégâts, deux mois après un tremblement de terre qui a fait près de 300 morts dans la même région.

Paradoxalement, la première secousse a peut-être sauvé de nombreuses vies en poussant les habitants hors de leurs maisons avant la deuxième, plus destructrice. "Pour l'instant, il y a deux personnes blessées à Visso. Des écroulements et des dégâts ont aussi été signalés", comme vous pouvez le voir dans les vidéos ci-dessous, tournées dans le village, juste après ces séismes.

La première secousse a été enregistrée à 9 km de profondeur dans la zone de Macerata, dans les Marches (centre), selon l'Institut national de géophysique et de volcanologie (INGV).

Cette zone est très proche de la région d'Amatrice, qui avait été dévastée le 24 août par un violent séisme ayant fait près de 300 morts et de L'Aquila où un puissant séisme avait fait plus de 300 morts en 2009. Il s'agit d'une zone de moyenne montagne, avec de nombreux hameaux isolés parfois difficiles d'accès pour les vérifications.
"Les localités les plus proches de l'épicentre sont Castel Sant'Angelo sul Nera, Visso, Ussita et Preci", avait auparavant précisé la protection civile dans un communiqué.

"Il n'y a plus de courant. Il y a sûrement des écroulements, c'est vraiment dur. En plus, c'est le déluge", a déclaré à la chaîne Sky Mauro Falcucci, maire de Castel Sant'Angelo sul Nera, commune de 300 habitants située à 17 km au nord-ouest d'Arquata del Tronto, l'une des localités les plus touchées lors du tremblement de terre du 24 août.

Le pire a été évité

La situation est apocalyptique. Beaucoup de maisons se sont écroulées", a déclaré à la télévision Marco Rinaldi, maire d'Ussita, en précisant qu'il n'y avait probablement pas de victime dans sa commune. "La deuxième secousse a été longue, elle a été terrible. J'ai ressenti beaucoup de séismes mais celui-là a été le plus fort. Heureusement, tout le monde était déjà dehors après la première", a-t-il ajouté.

"En fin de compte, la situation n'est pas aussi catastrophique qu'on aurait pu le penser" compte tenu de la magnitude des secousses, a déclaré à la presse le chef de la protection civile, Fabrizio Curcio: "Quelques blessés et beaucoup de panique".

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Un séisme lié à celui du 24 août

Selon la presse, de nouveaux écroulements ont été enregistrés dans les "zones rouges" du séisme du 24 août, les zones interdites d'accès en raison de la fragilité des bouts de bâtiments tenant encore debout.

Selon l'INGV, le séisme de mercredi soir était lié à celui du 24 août, qui a été suivi de milliers de répliques parfois fortes.

"Ce n'est pas une forte secousse", a déclaré à la télévision le géologue Mario Tozzi. "Les répliques peuvent durer longtemps, parfois des mois", a-t-il ajouté en expliquant qu'il faudrait vérifier si une faille jumelle de celle d'Amatrice s'est créée.

A Visso, le maire, Giuliano Pazzaglini a en revanche déclaré à la télévision que les lignes téléphoniques avaient été rétablies dans sa commune. La télévision a cependant diffusé des images de gravats devant une église de la commune, ainsi que la photo d'une église écroulée à Norcia, à une vingtaine de kilomètres au sud.

La secousse a été aussi ressentie dans les villes de Pescara, L'Aquila et Ancône, où de nombreuses personnes sont sorties de leurs maisons.

A Rome, elle a été ressentie dans les bâtiments où les lustres, les fenêtres et les portes ont vibré. Des habitants sont sortis dans les rues et selon la presse, l'imposant siège du ministère des Affaires étrangères a été temporairement évacué.

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