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Ces personnalités arabes qui ont remporté le prix Nobel (PHOTOS ET VIDÉOS)

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NOBEL - Comme chaque année depuis 1901, les membres du comité du prix Nobel ont rendu leur verdict, avec son lot de surprises dont la plus spectaculaire aura été l'attribution du Nobel de la littérature à Bob Dylan. Mais cette année encore, une constante du Nobel s'est confirmée: aucun vainqueur d’origine arabe.

Depuis la création du prestigieux prix, seules neuf personnalités arabes ou d'origine arabe ont remporté la précieux sésame. Parmi eux, cinq ont reçu le prix Nobel de la paix, deux se sont illustrés en chimie, un en médecine et un en littérature. Passage en revue de ces chercheurs, écrivains et hommes politiques arabes ou aux origines arabes qui ont remporté Nobel.

  • Peter Medawar, prix Nobel de médecine, 1960
    Nobelprize.org
    Né au Brésil de père libanais et de mère anglaise, Peter Medawar est la première personne d'origine arabe à remporter le prix Nobel, dans le domaine de la médecine. Un prix qui récompense son travail dans l'immunologie. Il est à ce jour le seul Arabe à avoir remporté un prix Nobel dans cette catégorie.
  • Anouar El Sadat, prix Nobel de la paix, 1978
    Premier lauréat égyptien au prix Nobel, le défunt président égyptien remporte le Nobel de la paix en 1978 avec le président israélien Menachem Begin pour le traité de paix entre l'Egypte et Israël. Les deux hommes se rendent ensemble en Suède pour recevoir leur médaille. Un Nobel qui n'est pas accueilli favorablement par tout le monde: Yasser Arafat notamment le qualifie "d'illégitime". Trois ans après son Nobel, El Sadat est assassiné.
  • Naguib Mahfouz, prix Nobel de littérature, 1988
    Nobelprize.org
    Naguib Mahfouz remporte le prix Nobel de littérature en 1988, faisant de lui le seul auteur arabe récompensé. Lors de son discours au comité, il a qualifié la langue arabe de "réel vainqueur du Nobel". Il raconte également, non sans humour, qu'"un correspondant étranger au Caire m'a confié que lorsque mon nom a été révélé par le comité suédois, un silence s'est abattu dans la salle car personne ne savait qui j'étais."
  • Elias James Corey, prix Nobel de chimie, 1990
    Reuters
    La diaspora libanaise est visiblement prolifique dans les domaines de la science. Né aux Etats-Unis de parents libanais, Elias James Corey (version anglicisée du nom Khoury) remporte le prix Nobel de chimie pour son travail sur le développement de la théorie de la synthèse organique. Il est jusqu'à aujourd'hui un des deux seuls lauréats arabes du prix Nobel de chimie.
  • Yasser Arafat, prix Nobel de la paix, 1994
    Seize ans après El Sadat, c'est un autre dirigeant arabe qui remporte un prix Nobel pour un traité de paix avec Israël, le chef du Fatah, Yasser Arafat, pour les accords d'Oslo. Lui aussi partage son prix avec des dirigeants israéliens Ytzhak Rabin et Shimon Perez. Comme en 1978, un des lauréats est assassiné quelques temps après, le premier ministre israélien Rabin, en 1995.
  • Ahmed Zewail, prix Nobel de chimie, 1999
    Seul Égyptien à avoir remporté un prix Nobel dans un domaine scientifique, Ahmed Zewail reçoit le Nobel de chimie en 1999 pour son travail sur la femtochimie, "la science des réactions chimiques sur des échelles de temps extrêmement courtes". Il cite dans son discours de remerciement son compatriote Taha Hussein. "La fin commencera le jour où les chercheurs de connaissance deviendront satisfaits par leurs propres exploits.” Il est décédé en août 2016 à l'âge de 70 ans.
  • Mohamed Elbaradei, prix Nobel de la paix, 2005
    Les Égyptiens ont visiblement la cote auprès du comité du prix Nobel. En 2005, Mohamed ElBaradei devient le troisième Égyptien à remporter un prix Nobel, et le second à remporter le prix Nobel de la paix. Un prix récompensant sa lutte contre la non prolifération nucléaire par le biais de l'Agence internationale de l’énergie atomique. Il reverse l'argent de sa récompense à un orphelinat du Caire géré par sa belle-soeur. Au cours de son discours, il dresse un bilan alarmiste sur la prolifération nucléaire et les drames liés à la pauvreté.
  • Tawakkol Karman, prix Nobel de la paix 2011
    Figure du printemps arabe, Tawakkol Karman, journaliste yéménite alors âgé de 32 ans, remporte le prix Nobel de la paix en 2011, faisant d'elle une des plus jeunes lauréates de l'histoire. Elle partage son prix avec les Libériennes Ellen Johnson Sirleaf et Leymah Gbowee. Elle est alors surnommée "ambassadrice des printemps arabes" par la presse. Lors de son discours en décembre 2011, elle déclare que "la paix n'est pas seulement de mettre fin à la guerre mais aussi de mettre fin à l'oppression".
  • Quartet du dialogue national tunisien, prix Nobel de la paix 2015
    Composé de l'Union générale tunisienne du travail, l'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat, l'Ordre national des avocats de Tunisie et la Ligue tunisienne des droits de l'homme, ce Nobel est le premier pour la Tunisie et le Maghreb. Un prix venu récompenser "la construction d'une démocratie pluraliste en Tunisie", selon le comité suédois du Nobel. Lorsqu'ils reçoivent la fameuse médaille en décembre 2015, le public présent se lève et une partie entonne l'hymne national tunisien (3:33)
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