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Comment le Maroc veut récupérer les archives coloniales

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ARCHIVES DU MAROC
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HISTOIRE - Depuis son lancement en 2008, le programme de rapatriement des archives coloniales a permis la récupération de 2.676.000 documents sur un total de 20 millions. Ce qui ressort de la note de présentation du projet de loi de finances 2017, dans laquelle il est mentionné que les Archives du Maroc comptent poursuivre les efforts visant à rapatrier la totalité des archives coloniales,

Si les archives de la période coloniale (1912-1956) sont bien étoffées, celles datant de la période antérieure au Protectorat restent, en revanche, difficilement accessibles. Ceci, malgré le fait que le fonds "antérieur à 1912 et à la colonisation et, quoique de quantité réduite, est très appréciable qualitativement", écrivait le journaliste Mohamed Jibril dans un article consacré au sujet.

La situation n'est pas sans poser des problèmes aux chercheurs marocains souhaitant y avoir accès, qui doivent généralement se déplacer à l'étranger pour les consulter.

Une omission "irrationnelle"

"Le Maroc, qui a recouvré son indépendance en mars 1956, a omis d’une façon irrationnelle l’organisation des archives qui constitue pourtant, incontestablement, un pilier essentiel d’un Etat moderne et indépendant. Les gouvernements successifs se sont contentés de se référer pendant plusieurs décennies à une loi obsolète de 1926, promulguée sous le régime colonial français", écrit le directeur des Archives du Maroc Jamaâ Baida.

"Un nombre considérable de documents dits de souveraineté ont été emportés en France au moment de la proclamation de l'indépendance. Ils concernent plus particulièrement les aspects politiques et militaires de la colonisation. Archives du Maroc se propose d'oeuvrer pour que des accords puissent être passés en vue de rapatrier tout au moins des copies de ces documents. Etant entendu que, pour l'ancienne puissance colonisatrice, ces documents relevaient de sa souveraineté et n'appartenaient pas au patrimoine marocain d'avant la colonisation. Cependant, comment pourrait-on nier qu'ils concernent directement 44 années d'histoire du pays colonisé?", poursuit le journaliste Mohamed Jibril.

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