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Pour leurs loisirs, les Marocains les plus riches dépensent 100 fois plus que les plus pauvres

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ENQUÊTE - Les chiffres sont édifiants. Selon la dernière enquête sur la consommation et les dépenses des ménages au Maroc, menée par le Haut-commissariat au Plan (HCP) auprès de 16.000 ménages, les 10% de Marocains les plus riches dépensent 105 fois plus d'argent pour leurs loisirs que les 10% de Marocains les plus pauvres.

Les ménages en haut de la hiérarchie des niveaux de vie consacrent ainsi 3,5% de leur budget annuel aux loisirs, contre 0,4% pour ceux en bas de cette hiérarchie.

Autres secteurs dans lesquels les plus riches n'hésitent pas à mettre la main à la poche: l'enseignement et les communications, dans lesquels ils dépensent 24 fois plus d'argent que les plus pauvres. Concernant les transports, la valeur des dépenses des Marocains les plus riches est 44 fois supérieure à celle des Marocains les plus pauvres.

Les produits caloriques en recul

De manière générale, les ménages, toutes catégories sociales confondues, consacrent la majeure partie de leur budget aux produits alimentaires, même si la part de leurs dépenses dans cette catégorie a baissé depuis l'enquête menée par le HCP en 2001. Elle est ainsi passée de 41% à 37% à l'échelle nationale, toujours plus importante dans le milieu rural (47,3%) que dans le milieu urbain (33,3%).

En termes de qualité, les Marocains privilégient davantage l'achat de produits riches en protéines (viandes, poissons, oeufs, produits laitiers), que de produits riches en calories (céréales, sucres et produits sucrés) dont la part dans les dépenses alimentaires des ménages recule.

Les Marocains dépensent plus pour les biens et services

Si le niveau de vie des Marocains a quasiment doublé entre 2001 et 2014 (date de réalisation de la dernière enquête), passant de 8.300 dirhams par an à 15.900 dirhams, ces derniers n'hésitent plus à dépenser davantage d'argent pour des produits non alimentaires, avec "une émergence plus marquée de biens et services de qualité", note le HCP.

Ainsi, le poids de l’ensemble des dépenses consacrées à l’enseignement, la culture, les loisirs, les transports, l’hygiène et les soins médicaux, par exemple, est passé, dans le budget global des ménages, de 16,7% à 21,4% entre 2001 et 2014. Une augmentation ressentie surtout chez les ménages urbains.

1,6 million de pauvres

Si l'amélioration du niveau des vie des habitants est indéniable, en 2014, "1,6 million de Marocains étaient encore en situation de pauvreté absolue et 4,2 millions en situation de vulnérabilité", indique le HCP.

Des chiffres préoccupants mais qui connaissent néanmoins une baisse par rapport aux précédentes enquêtes. En 2007, le Maroc comptait près de 2,8 millions de pauvres, et plus de 4,4 millions en 2001. Le taux de pauvreté est ainsi passé de 15,9% en 2001 à 8,9% en 2007 et 4,8% en 2014.

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