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Annulation de la semaine de colère pour les avocats: Béji Caïd Essebsi entre en jeu

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Facebook/Présidence de la République
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Quelques jours après la grève générale, observée vendredi dernier, l’Ordre national des avocats tunisiens (ONAT) a publié un communiqué où il a annoncé que, en conséquence du silence assourdissant des autorités concernées, une semaine de colère a été décidée. Durant cette semaine, les avocats ont été appelés à porter le brassard rouge et à organiser des sit-in tous les matins et ce au niveau de tous les tribunaux de la République. Cette même semaine allait prendre fin avec une marche de protestation organisée à l’échelle nationale.

Quelques heures plus tard, l’ONAT a publié un autre communiqué annonçant que la semaine de colère a été suspendue.

Les raisons de cette suspension sont dues à l’invitation adressée par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, et par le président de la République, Béji Caïd Essebsi, aux avocats pour la reprise du dialogue.

Le bâtonnier des avocats, Ameur Mehrzi, a été reçu par Béji Caïd Essebsi, en début de cet après-midi. À l'issue de cette rencontre, celui-ci a expliqué que le chef de l’État a cherché à trouver les moyens pour surmonter la crise qui existe entre les deux parties.

Lors d’un passage télévisé, la ministre des Finances, Lamia Zribi, a assuré que la contribution fiscale des avocats est des plus faibles surtout quand on la compare à leurs revenus. La ministre a expliqué qu’aucun corps ne peut refuser de se soumettre au régime fiscal tout en attirant l’attention sur le fait que le dialogue continue toujours au niveau de l’Assemblée des représentants du peuple.

De son côté, la présidente de l’Union tunisienne de de l'industrie, du commerce et de l'artisanat (UTICA), Wided Bouchamaoui, a appelé, lors d’une déclaration accordée au quotidien Assabah, toutes les parties concernées à reprendre le dialogue. La présidente de la centrale patronale a même donné raison à l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) dans son refus d’assumer à elle toute seule toute la responsabilité des échecs politiques et économiques.

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