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L'homme qui avait démoli l'Apple Store de Dijon à la boule de pétanque connaît sa peine

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L'homme qui avait démoli l'Apple Store de Dijon à la boule de pétanque connaît sa peine | Capture d'écran Twitter
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JUSTICE - Les images avaient fait le tour du monde. L'homme de 29 ans qui avait saccagé avec une boule de pétanque des produits Apple exposés dans le magasin de la marque à la pomme à Dijon, en France, a été condamné ce mardi 25 octobre par le tribunal correctionnel à six mois de prison avec sursis.

"J'étais dans un état de colère monstre", a déclaré le prévenu à la barre du tribunal de Dijon, expliquant avoir été "humilié" par l'absence de réponse du groupe américain, qui refusait de lui rembourser son iPhone défectueux, rapporte l'AFP.

Les faits remontent au 29 septembre, quand le prévenu, qui portait des lunettes de soleil et un gant, avait méthodiquement cassé avec une boule de pétanque plusieurs smartphones et ordinateurs dans l'Apple Store situé dans un centre commercial de la ville.

Un préjudice estimé à 60.000 euros par Apple

Sa peine a été assortie d'une mise à l'épreuve d'une durée de deux ans lui imposant l'obligation d'indemniser les victimes, de travailler et l'interdiction de fréquenter le centre commercial dijonnais, indique l'AFP. Il a également écopé d'une amende de 300 euros pour violence sur un vigile du complexe commercial.

Alors que Apple estimait son préjudice à près de 60.000 euros, le tribunal a accordé 17.548 euros de dommages et intérêts au géant américain, la police n'ayant pas pu constater les dégâts dans le magasin où les appareils abîmés avaient été immédiatement remplacés après les faits, poursuit l'agence française de presse. Le tribunal a également considéré que les appareils endommagés étaient des modèles d'exposition, non destinés à la vente au prix du neuf.

L'un des avocats d'Apple, Me Pascal Gennetay, a fustigé l'attitude de "chevalier blanc du consumérisme moderne" du jeune homme, qui, selon lui, a proféré depuis cinq ans des menaces contre Apple à propos d'"au moins quatre appareils différents" qu'il s'est fait rembourser depuis 2011. "Cette démarche systématique relève de la petite crapulerie", a plaidé Me Gennetay.

Pour l'avocate de la défense, Me Anne-Sophie Henriot, "son geste n'est pas celui d'un militant" mais l'expression de "sa colère par rapport au comportement d'Apple", qui l'aurait "baladé de messagerie en messagerie" pendant neuf jours.

"Le 29 septembre, c'est une cocotte-minute", a-t-elle souligné, en ajoutant que "son intention première en allant en magasin est de s'expliquer et on le méprise". A l'issue du jugement, le jeune homme n'a pas souhaité réagir, disant à la presse "se réserver le droit de faire appel", conclut l'AFP.

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