Huffpost Algeria mg

Plus d'une centaine de Britanniques défenseurs des droits des palestiniens, interdits d'entrer en Palestine en 2016

Publication: Mis à jour:
BOYCOTTISRAEL
Getty
Imprimer

Pas moins de 115 Britanniques, notamment des universitaires, ont été interdits d'entrer en Palestine, par les forces de l'occupation israélienne, depuis le début de l'année 2016, juste parce qu'ils sont défenseurs des droits des palestiniens, a rapporté lundi le quotidien The Independent.

Les forces de l'occupation israéliennes ont refusé l'accès aux territoires palestiniens occupés à 115 citoyens britanniques, militants pro-palestiniens, en 2016, une mesure qui a soulevé "l'inquiétude" des avocats quant à l'utilisation
"discriminatoire" des lois sur l'immigration contre les militants pro-palestiniens, a souligné le quotidien.

L'Université de Londres des études orientales et africaines (SOAS) a condamné une "violation arbitraire de la liberté académique", après qu'un de ses conférenciers, Adam Hanieh, s'est vu refoulé à son arrivée à l'aéroport international se trouvant sur les territoires palestiniens Occupés, la mi octobre en cours.

Maitre de conférences en études du développement, il devait animer trois conférences à l'Université de Birzeit en Cisjordanie, mais il "avait été placé dans un centre de détention pendant toute la nuit», avant d'être renvoyé à
Londres le lendemain matin. Les forces de l'occupation israéliennes lui ont notifié une interdiction de 10 ans d'entrée en Palestine.

Citée par le journal, l'avocate des droits de l'Homme, Emily Schaeffer Omer-Man, qui représente les étrangers interdits d'accès en Palestine a confirmé que la "discrimination" cible les étrangers d'origines arabes, ou tout simplement
les étrangers qui viennent en Cisjordanie pour un travail humanitaire.

Elle explique que dans la tête des contrôleurs aux frontières des territoires palestiniens occupés, ces visiteurs "portent un drapeau".

Il est souligné que les autorités frontalières israéliennes peuvent exiger des voyageurs étrangers de signer un engagement de ne pas entrer dans les territoires palestiniens sans autorisation.

Il est même possible qu'ils demandent l'accès aux comptes personnels sur les réseaux sociaux, comme condition d'entrée, notamment pour les palestiniens d'origine, afin de pouvoir vérifier la liste d'amis, et même les messages postés.

Ceux qui sont autorisés à entrer en "Israël" sont interrogés à nouveau au moment de leur départ et subissent une fouille de leurs bagages, et parfois même, une inspection de leurs ordinateur, téléphone portable et appareil photo.

Les informations recueillies peuvent être un motif d"un futur refus d'accès.

Les partisans de la campagne internationale, Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), contre les forces de l'occupation israélienne, sont ciblés en premier lieu, par ces mesures.

"Tout cela vise à intimider les gens et les décourager de venir s'ils ont été actifs dans des manifestations non-violentes", a déclaré Mme Schaeffer Omer-Man.

L'avocate affirme que "les choix politiques seuls ne constituent pas des motifs suffisants" pour protéger les frontières. Elle a cité des cas où les étrangers qui ont rejoint les manifestations pro-palestiniennes, soutenu le mouvement BDS sur les médias sociaux ou critiqué les forces de l'occupation israélienne chez eux ou ailleurs, se sont vu refuser
l'entrée aux territoires palestiniens occupés.

The Independent a recueilli les témoignages de plusieurs britanniques, ayant été "détenus pendant plusieurs heures"aux frontières, et à qui on avait refusé l"accès aux territoires palestiniens occupés, en raison de leurs activités
pro-palestiniennes.

Dernièrement, lors d"une séance parlementaire le ministre chargé du nord Afrique et du Moyen-Orient Tobias Ellwood, avait confirmé que 50 britanniques avaient été refoulés de l'aéroport "Ben Gourion", sans aucun motif.

LIRE AUSSI:

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.