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Le 21e SILA annonce la rentrée littéraire algérienne

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SILA
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Le 21e Salon international du livre d'Alger (Sila), prévu du 27 octobre au 5 novembre, s'inscrira par excellence, sous le signe de la littérature. 50 pays représentés par 671 éditeurs participent à ce salon qui a choisi l'Egypte comme invité d'honneur.

Le ministre égyptien de la Culture amorcera les débats le 27 octobre sur la littérature et la culture égyptienne. Il sera aussi question des défis qui se poste à la littérature égyptienne, une des plus prolixe du monde arabe. Il sera, aussi question, des relations culturelles algéro-égyptiennes. Des grandes œuvres cinématographiques égyptiennes seront aussi au programme de cette 21e édition du SILA.

Alors que la commémoration des grandes dates historiques algériennes était en fil rouge du programme des précédentes éditions, les conférences de ce 21e Sila sont en grande partie consacrées aux écrivains, des plus jeunes aux plus confirmés chez les Algériens, en passant par les auteurs étrangers invités.

Peu suivies par le public, controversées par les professionnels, les conférences thématiques du Sila font cette année le pari d'attirer les visiteurs à travers des "estrades" présentant le parcours et l'oeuvre de romanciers très appréciés des lecteurs comme Waciny Laâredj, Amin Zaoui et Lahbib Sayeh.

Il sera par ailleurs question des romanciers algériens trentenaires lors de la rencontre "Littérature algérienne, 3e génération", programmée le 29 octobre.

Ces jeunes auteurs, comme Abdelwahab Aïssaoui et Amine Aït Hadi (tous deux Prix Assia-Djebar en 2015) se distinguent par les thématiques nouvelles de leurs créations littéraires, un autre atout que les organisateurs ont choisi de mettre en avant.

La littérature universelle sera présente à travers les conférences d'auteurs primés (le Palestinien Roubeï el Madhoun, Arab Booker Prize 2015), de membres d'institutions littéraires (Jean-Cristophe Rufin de l'Académie Française) et célébration du 4e centennaire de la mort de Cervantès et Shakespeare.

Autre rendez-vous, la rencontre euro-maghrébine des écrivains, organisée pour la deuxième année consécutive durant le Salon. Elle abordera pour sa 8e édition le thème du "premier roman" qui sera débattu entre des auteurs algériens
et leurs homologues du vieux continent.

Esprit Panaf reste un des espaces-pahres du SILA. Devenue une tradition du SILA, Eprit Panaf est un carrefour palpitant de la littérature et de l'édition africaine avec un espace tout le long du salon. A ne pas rater sa très attendue "Chemins d'exil, pistes d'écritures" sur la migration dans la littérature africaine.

Beaucoup de romans mais pas de prix littéraire


Du côté des éditeurs algériens, principaux acteurs du Sila, la production historique et romanesque se taillent une bonne place dans la production livresque de cette rentrée.

Les éditions Chihab, qui ont font leur créneau phare, marquent cette entrée avec la publication de plusieurs ouvrages collectifs, dont "Nous autres –Eléments pour un manifeste d’une Algérie heureuse", sous la direction d’Amin Khan "Les années ‘Boum’", sous la direction de Mohamed Kacimi, et une monographie d’Ahmed Bedjaoui sur "La Guerre d’Algérie dans le cinéma mondial

". Roman existentiels nourri du conflit des génération, récit d'anticipation politique ou oeuvre interrogeant des lieux et des identités spécifiquement algériens, les romanciers, particulièrement les plus jeunes, proposent cette année un grande variété de thèmes et de formes. Parmi les plus attendus du Salon, les auteurs comme Rachid Mokhtari (Moi, scribe, Chihab), Samir Toumi ("L'Effacement", Barzakh), Sarah Haïder ("La morsure du coquelicot", Apic), et Aïda Khaldoun ("Raihat el Hobb", Mim), qui proposent, chacun dans son style, de nouvelles œuvres confirmant leurs statuts d'écrivains reconnus dans le monde des livres. Les grands auteurs comme WacinyLaâradj ("Nissa' Casanova" Enag), Ahmed Taïbaoui ("El Maquam el âali", Enag) et Smail Yabrir ("Moula el Hayra", Hibr) , présenteront également au public leurs œuvres lors de séances dédicaces programmées.

L'attribution du prix Assia Djebar ajournée

Décerné pour la première fois en 2015, le Prix Assia-Djebar du roman a été reporté à décembre alors que le Prix Mohamed-Dib- qui n'avait pas été remis depuis quelques années-, a, lui, été décerné à Tlemcen le 21 octobre, soit, une semaine avant le début du Sila.

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