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Olivier Dassault expose ses dernières oeuvres au Jardin rouge à Marrakech (INTERVIEW)

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OLIVIER DASSAULT
Olivier Dassault
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PHOTOGRAPHIE - Au Jardin rouge à Marrakech, l’artiste photographe Olivier Dassault présente ses dernières oeuvres. Depuis un prisme abstrait, il livre un regard personnel sur son environnement, la ville ocre ou encore son engagement pour la planète.

Celui qui présente également une oeuvre pour la COP22 sur la thématique de l’eau est pilote, ingénieur, homme politique, chef d’entreprise et compositeur. Autant de disciplines qui inspirent forcément l’esprit de son travail. Rencontre.

HuffPost Maroc: Vous êtes ingénieur, pilote, chef d’entreprise, homme politique… Qu’est-ce qui vous a mené à la photographie?

Olivier Dassault: La photo est ma première passion depuis toujours. Gamin, je prenais déjà des photos. Vers 14 ans, je prenais des clichés d’enfants pour me faire de l’argent de poche. Cette passion a grandi en moi. J’avais l’accord de mes parents à condition que je poursuive mes études. La photo m’a accompagnée pendant de nombreuses années, et, progressivement, j’ai pu exposer mon travail. Après, j’ai eu la chance de pouvoir exposer sur les murs de la Fnac.

olivier dassault

A l’occasion de la COP22, vous présentez une oeuvre sur le thème de l’eau. L’environnement et le réchauffement climatique sont-elles des thématiques qui vous tiennent à coeur et que vous souhaitez défendre dans votre processus créatif?

Bien sûr, ma première exposition s’appelait “La nature du bout du monde”. A l’époque, j’avais fait des photos en infrarouge où l’ont pouvait voir que tout ce qui était vert et sain prenait une couleur particulière. Il y a toujours eu cet attachement à la beauté de la nature et à l’écologie plus généralement dans mon travail. Prendre des engagements dans l’art permet de toucher le public afin qu’il prenne conscience de tels défis.

Votre travail est fait d’oeuvres abstraites. Pourquoi avoir choisi ce créneau plutôt que le réalisme, prisé par beaucoup de photographes?

La photographe a la chance de créer très vite, sur le moment. Chaque artiste a donc des périodes de création. Moi, je considère que j’en suis déjà à ma quatrième vie. Après une période impressionniste, j’ai fait des photos hyperréalistes, et je me suis ensuite concentré sur le symbolisme. L’abstraction comme mode d’expression me permet l’évasion, la liberté totale et la possibilité pour les gens de voir ce qu’ils souhaitent voir dans mes oeuvres.

olivier dassault

Votre oeuvre dépasse le travail photographique pour aller vers l’installation. Est-ce un moyen de vous rapprocher plus du spectateur?

Une oeuvre d’art est une conversation avec l’autre. Et pour moi, en tant qu’artiste, c’est important d’avoir le regard de l’autre, qu’il critique, complimente ou s’interroge. Faire des installations, notamment avec des photographies en recto-verso est une technique plutôt nouvelle, et elle me permet en effet d’aller plus vers le spectateur, de l’interpeler.

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