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Les 12 ministres-députés déchargés de leurs fonctions

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CONSEIL GOUVERNEMENT
MAP
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GOUVERNEMENT - Publié ce vendredi 21 octobre, le Bulletin officiel n°6510-bis officialise la démission de 12 ministres du gouvernement Benkirane. Pour cause, leur élection, en tant que députés, à la Chambre des représentants.

Le dahir, signé par le roi Mohammed VI, nous apprend que suite à la démission des ministres, le chef du gouvernement a demandé à ce qu'ils soient déchargés de leurs fonctions par le roi. La demande formulée par le chef du gouvernement intervient après que le Secrétariat général du gouvernement (SGG) a notifié aux ministres une décision selon laquelle ils devront quitter le gouvernement au plus tard vendredi 21 octobre. Ceux-ci ont donc demandé à être démis de leurs fonctions.

Les ministres qui quittent le gouvernement sont Driss El Azami Idrissi, ministre délégué en charge du Budget, élu à Fès, Abdelaziz Omari, ministre chargé des relations avec le Parlement, élu à Casablanca, Mbarka Bouiada, ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, élue à Guelmim, Lahcen Haddad, ministre du Tourisme, élu à Khouribga, Mohamed Moubdie, ministre de la Fonction publique, élu à Fkih Bensaleh, Lahcen Daoudi, ministre de l'Enseignement supérieur, élu à Azilal, Lahcen Sekkouri, ministre de la Jeunesse et des sports, élu à Sefrou, Mohamed Najib Boulif, ministre délégué auprès du ministre de l'Equipement et des transports, élu à Tanger, Abdelkader Amara, ministre de l'Energie et des mines, élu à Salé, Mustapha Khalfi, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, élu à Sidi Bennour, Mohamed Abbou, ministre chargé du Commerce extérieur, élu à Taounate, et enfin Aziz Rebbah, ministre de l'Equipement et des transports, élu à Kénitra.

Si l'article 32 de la loi organique relative à la conduite des travaux du gouvernement dispose que la qualité de membre de l'une des deux Chambres du parlement est incompatible avec la fonction gouvernementale, l'article 35 de la même loi organique leur accorde un délai de 60 jours, à compter de la date d'investiture du gouvernement par le parlement afin qu'ils régularisent leur situation.

D'autant que l'actuel gouvernement étant chargé des affaires courantes, en attendant la désignation d'un nouveau gouvernement, nombre de ministres-députés étaient dans l'expectative concernant une éventuelle reconduction, en attendant de savoir s'ils intégreront le prochain exécutif --et comptaient présenter leur démission de la première chambre dans ce cas-- ou s'ils devaient garder leurs sièges au parlement.

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