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Au Maroc, des condamnations à la chaîne pour terrorisme

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BCIJ
Au Maroc, des condamnations à la chaîne pour terrorisme |
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JUSTICE - Le jeudi 20 octobre a été une (très) grosse journée pour la Cour d'appel de Salé. Pas moins de 20 personnes y ont été jugées pour des faits liés au terrorisme, et ce parfois dans des "affaires séparées" précise un communiqué du ministère de l'Intérieur. Treize des condamnés faisaient partie d'une cellule djihadiste démantelée en avril 2015, les autres ont été jugés dans des affaires séparés.

Les peines prononcées à l'encontre de ces individus vont de un à vingt ans de prison. Les faits qui leur sont reprochés sont nombreux, à savoir la "constitution d'une bande criminelle dans le but de préparer et de commettre des actes terroristes" et la volonté de "porter gravement atteinte à l'ordre public". De même, ils sont accusés d'avoir fait "l'apologie du terrorisme".

Dans le dossier de la cellule de treize personnes, le tribunal de Salé a retenu en plus les chefs d'accusation suivants: possession d'armes, gestion de sommes d’argent en vue de les utiliser dans des actes terroristes, incitation d’autrui à commettre des actes terroristes.

En mars 2015, le Maroc, qui doit faire face à la menace terroriste depuis l'émergence de Daech et l'internationalisation du djihadisme, a lancé un nouveau service de sécurité sous le nom de Bureau central d'investigation judiciaire (BCIJ).

Affilié à la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), il est notamment en charge des affaires liées au terrorisme.

Le royaume Maroc a également mis en place un dispositif de sécurité renforcée baptisé hadar (vigilance), tandis que la législation a été complétée et renforcée.

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