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53.000 cas de cancer du rein répertoriés en 2016 en Algérie

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KIDNEY
Kidney transplant surgery | Owen Franken via Getty Images
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Quelque 53.000 cas de cancer du rein ont été répertoriés en 2016 en Algérie. Des chiffres en constante augmentation selon des participants aux premières journées internationales d'onco-urologie à Oran, tenue mercredi sous le thème "Cancer du rein: actualités et perspectives".

Lors de cette rencontre, des oncologues et urologues ont révélé que l'incidence du cancer du rein se situe entre 2 et 2.5 sur 100.000 habitants, soit 800 à 1.000 nouveaux cas en Algérie par an.

Ils ont passé au crible la prise en charge du cancer du rein, non seulement en Algérie mais également au Maghreb, au Moyen-Orient et en Afrique, où cette pathologie est "peu fréquente". Blaha Larbaoui, professeur au Centre anti-cancer "Emir Abdelkader de Misserghine, à Oran, a fait savoir que ce cancer est plutôt fréquent en Europe et en Amérique du Nord.

Les intervenants à ces journées, relayés par l'APS, ont par la suite souligné la nécessité d'adopter une approche pluridisciplinaire pour le traitement de cette pathologie, considéré dans les années 1990 comme "l'oublié des cancers". A cette même époque, aucun traitement n'existant encore, outre la chirurgie, en l'occurrence la néphrectomie partielle ou radicale, font-ils savoir.

Le tabagisme, l'une des principales causes

"Diagnostiqué tôt, le traitement du cancer du rein repose essentiellement sur la chirurgie, avec des chances de guérison pouvant atteindre les 100% ", a indiqué le Pr Larbaoui. Il a expliqué que le traitement est pluridisciplinaire au stade avancé, reposant notamment sur la thérapie ciblée et très récemment sur l'immunothérapie.

Kamel Bouzid, est professeur et chef du service oncologie du Centre Pierre et Marie Curie (CPCM) d’Alger. Il a souligné l'importance du diagnostic précoce dans le traitement du cancer du rein ainsi que la nécessité du plateau thérapeutique et celle des moyens très avancés.

Affirmant que "l’Etat a fait un effort extraordinaire pour rendre disponible le matériel de radiologie, nécessaire pour le traitement et le dépistage", M. Bouzid a expliqué que le Plan Anti-Cancer (PAC) "a servi à une prise de conscience des professionnels de la santé et des citoyens sur la nécessité de lutter contre ces pathologies".

Intervenant sur les facteurs responsables de ce type de cancer, il a évoqué le tabagisme, la qualité de la nutrition et de l’eau, l’environnement, les virus cancérigènes, ainsi que des facteurs héréditaires dont la consanguinité.

6.000 euros par mois

Le même praticien a déclaré que le traitement du cancer du rein revient à 6.000 euros par mois. Une raison de développer une assurance maladie sur tous les plans, citant en exemple le cas de l’hormonothérapie, actuellement remboursée à 100% et qu’aucune rupture des traitements n’a été observée depuis 15 ans.

La dynamisation de la recherche fondamentale, le dépistage précoce et l’utilisation du fonds national du cancer, un budget de 100 millions de dinars par an sont autant de garanties pour offrir aux patients algériens atteints de ce type de cancer une prise en charge de qualité et une espérance de vie plus longue, a-t-il encore affirmé.

Cette rencontre est organisée par le CAC et l'EHU d'Oran, rappelle-t-on.

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