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L'Unesco adopte une résolution sur la vieille ville de Jérusalem en dépit des pressions d'Israël

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JERUSALEM
A 16125 | Cosmo Condina via Getty Images
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L'Unesco a formellement adopté mardi une résolution sur Jérusalem-Est portée par des pays arabes au nom de la protection du patrimoine culturel palestinien, mais vivement contestée en Israël comme niant le lien millénaire entre les juifs et la Vieille ville.

Le texte, porté par l'Algérie, l'Egypte, le Liban, le Maroc, Oman, le Qatar et le Soudan, a été examiné par les 58 Etats-membres du Conseil exécutif de l'organisation pour la paix et la culture de l'Onu, dont le siège est à Paris. A l'issue des discussions, "il a été adopté", a déclaré à l'AFP un porte-parole de l'organisation.

L'Etat hébreu avait menacé la semaine dernière de calquer la porte de l'organisation culturelle onusienne si cette résolution venait à être adoptée.

Le texte en question, ne nie en aucun cas le liens des juifs tout autant que les chrétiens avec ces lieux sacrés. Il consacre, cependant, le droit des musulmans à protéger leur liens saints dans la vieille ville occupée depuis 1967.

L'Unesco reconnait toujours la ville comme étant une ville sainte du judaïsme, du christianisme et de l'islam. Parmi ses 220 monuments historiques, se détache le formidable Dôme du Rocher, construit au VIIe siècle et décoré de beaux motifs géométriques et floraux. Il est reconnu par les trois religions comme le lieu du sacrifice d'Abraham. Le mur des Lamentations sert de limite aux quartiers des différentes communautés religieuses, tandis que la Rotonde de la Résurrection abrite le tombeau du Christ.

Le texte introduit notamment par les pays arabes explique, dans la foulée, que l'Etat hébreux, ne pourra plus fouiller creuser au dessous de ces lieux comme il le fait depuis quelques années mettant en péril les structures-mêmes de ces lieux saints de l'Islam.

Le texte exhorte l'autorité occupante de se référer aux instances internationales avant d'opérer la moindre fouille et de se conformer aux différentes et disposition prises antérieurement par les instances internationales notamment l'ONU et l'UNESCO.

Le contenu de la résolution qui est très explicite a été déformé notamment par les responsables hébreux et transformé en dénigrement des liens religieux avec la ville sainte.

Le représentant du Mexique qui a voté initialement pour l'application de cette résolution a été soumis à de grandes pressions pour changer son vote.

Israël réclame aujourd'hui un nouveau sur la résolution déjà entérinée par l'UNESCO.

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