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Le PJD revoit la procédure de sélection de ses ministres

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ABDELILAH BENKIRANE
Abdelilah Benkirane, secretary-general of Morocco's Islamist Justice and Development Party (PJD) speaks during a new conference at the party's headquarters in Rabat, Morocco early October 8, 2016. REUTERS/Youssef Boudlal/File Photo TPX IMAGES OF THE DAY | Youssef Boudlal / Reuters
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POLITIQUE - La procédure de sélection des profils des ministrables au sein du Parti de la justice et du développement (PJD), adoptée par le Conseil national du PJD en 2011, "sera amendée sur proposition du secrétariat général", nous a déclaré Souleïmane El Amrani, vice-secrétaire général et porte-parole du PJD.

Si Souleïmane El Amrani indique que la date de tenue du Conseil national du parti, lors duquel la procédure de sélection sera discutée, n'a pas encore été décidée, des informations qui circulent font état de sa tenue le 22 et le 23 octobre.

Tandis que la procédure de 2011 prévoyait la création d'une "commission composée de 34 membres élus par le Conseil national du parti, ainsi que les membres du secrétariat général du parti, qui étaient 19 en 2011, soit 53 membres au total, aujourd'hui, il est question de revoir la composition de cette commission ou l'adoption d'un autre mécanisme de sélection des candidats", précise Souleïmane El Amrani.

L'amendement, qui se fera suite à un examen détaillé de l'actuelle procédure de sélection des candidats, maintiendra certainement des critères et des normes fixés en 2011, mais apportera probablement des nouveautés.

D'ores et déjà, des noms de candidats potentiels à la ministrabilité circulent dans les couloirs du PJD. Parmi les personnalités pressenties pour occuper des postes de responsabilité dans le prochain gouvernement, figure celui d'Abdelghni Lakhdar. Président du Forum des cadres du PJD et conseiller économique du chef du gouvernement, Abdelghni Lakhdar a supervisé l'élaboration du programme électoral du parti. Celui qui a eu à sa charge certains dossiers de premier ordre, comme la coordination du second compact du Millenium Challenge, était déjà pressenti, en 2011, pour occuper le poste de ministre de l'Equipement et des transports.

Parmi les amendements que pourrait apporter le PJD à sa procédure de sélection des potentiels ministres, celui instituant le non-cumul des mandats électifs, nous rapporte une source au sein du parti. Si la loi organique relative à la conduite des travaux du gouvernement n'interdit pas aux maires d'être membres du gouvernement -à condition de ne pas présider plus d'une collectivité locale-, le cumul des mandats est régulièrement pointé du doigt, et est considéré comme l'un des obstacles à l'élargissement de la base de participation aux affaires publiques.

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