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L'opération pour reprendre Mossoul des mains de l'État islamique a été lancée

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MOSUL BATTLE
Iraqi army soldiers drive through the city of Kirkuk on October 10, 2016 as they head to the frontline in preparation for the battle to retake the city of Mosul. The battle to retake the Iraqi city of Mosul from jihadists could unleash a major humanitarian crisis, potentially pushing hundreds of thousands to flee their homes as winter sets in. Mosul, the country's second city, was seized by the Islamic State group in 2014, and is now the last major population centre still held by the jihadists, | MARWAN IBRAHIM via Getty Images
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Les forces pro-gouvernementales espèrent chasser Daech qui a fait de la 2e ville du pays sa place forte depuis 2014.

L'opération pour reprendre au groupe Etat islamique la ville irakienne de Mossoul a commencé dans la nuit de dimanche à lundi 17 octobre, a annoncé le Premier ministre irakien Haider al-Abadi à la télévision officielle.

"Le temps de la victoire est venu et les opérations pour libérer Mossoul ont commencé", a déclaré le chef du gouvernement dans une allocution télévisée. S'adressant aux habitants de la région de Mossoul, il a lancé : "Je déclare aujourd'hui le début de ces opérations victorieuses pour vous libérer de la violence et du terrorisme de Daech", acronyme arabe de l'Etat islamique.

Mossoul, située dans le nord de l'Irak, est actuellement aux mains de l'organisation terroriste qui en a fait sa place forte depuis 2014.

Consignes de sécurité larguées par les airs

L'armée irakienne avait largué dimanche par les airs des dizaines de milliers de tracts sur Mossoul, dont certains donnant des consignes de sécurité aux habitants en prévision de cette offensive dont la date n'était pas divulguée.

Sur certains de ces documents, les habitants de la région sont invités notamment à mettre du ruban adhésif sur leurs fenêtres afin pour prévenir les éclats de verre, et à éviter les endroits où des raids aériens se déroulent.

Le secrétaire américain à la défense, Ash Carter, a estimé dimanche que l'opération lancée pour reprendre à l'Etat islamique la ville irakienne était un "moment décisif" dans la lutte menée contre le groupe jihadiste.

"C'est un moment décisif dans notre campagne pour infliger à l'Etat islamique une défaite durable", a déclaré Carter. "Nous sommes confiants que nos partenaires irakiens vaincront contre notre ennemi commun et libèreront Mossoul et le reste de l'Irak de la haine et de la brutalité de l'Etat islamique".

Craintes d'une crise humanitaire

Le Premier ministre irakien a précisé que seules l'armée et la police irakiennes entreraient dans Mossoul, alors que de nombreuses autres forces participent à l'offensive préparée depuis des semaines pour reprendre la deuxième ville d'Irak, dont des combattants peshmergas kurdes et des milices sunnites et chiites.

Les forces du gouvernement irakien, assistées par ces diverses autres forces, ont resserré depuis des mois leur dispositif autour de Mossoul. Elles ont récemment repris des positions clés près de Qayyarah, une ville située à environ 60 kilomètres au sud de Mossoul, ce qui a permis de mettre en œuvre l'offensive finale.

L'attaque de Mossoul pourrait provoquer cependant une crise humanitaire majeure, l'ONU estimant que jusqu'à un million de personnes pourraient être déplacées. En essayant de fuir la ville, les habitants risquent aussi d'être pris dans le feu croisée des deux camps ou utilisés comme boucliers humains par Daech.

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