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Au lendemain du scrutin, les partis de gauche ne voient pas le bout du tunnel

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Driss Lachgar, secrétaire général de l'USFP | DR
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POLITIQUE - Alors que le scrutin du 7 octobre a été marqué par une contre-performance de l'Union socialiste des forces populaires (USFP) et du Parti du progrès et du socialisme (PPS), et des résultats timides de la Fédération de la gauche démocratique (FGD) qui n'a obtenu que deux sièges (loin derrière les 20 nécessaires pour la constitution d'un groupe parlementaire), rien ne semble pouvoir sauver la gauche marocaine.

L'Union socialiste des forces populaires, qui fut un temps la principale force d'opposition sous Hassan II, n'est plus aujourd'hui que l'ombre d'elle-même, un "grand cadavre à la renverse", dirait un observateur du champ politique marocain, avec à peine 20 sièges au parlement suite aux élections législatives de 2016.

Désormais, le parti dirigé par Driss Lachgar doit faire face à des dissensions internes. Abdellah Sabiri, secrétaire général de la jeunesse ittihadie, vient de présenter sa démission, et des voix discordantes s'élèvent au sein du parti pour demander, ou pas, la participation de l'USFP au gouvernement.

Le Parti du progrès et du socialisme (PPS), anciennement Parti communiste du Maroc (PCM), a perdu 9 sièges entre 2011 et 2016, pour n'obtenir, finalement, que 12 sièges, soit moins que le nombre requis pour former un groupe parlementaire. Mais non content de se voir privé de groupe parlementaire, le parti de Nabil Benabdellah s'active pour amender le règlement intérieur de la Chambre des représentants, afin de revoir à la baisse le nombre de sièges minimum pour former un groupe parlementaire.

La Fédération de la gauche démocratique (FGD) qui n'a pas réussi à imposer une "troisième voie" dans le champ politique marocain, fait elle aussi face à des dissensions dans ses rangs: le Congrès national ittihadi (CNI), l’un des trois partis qui composent la formation, a quitté la coordination de la Fédération pour des "incompréhensions" dues à de "multiples raisons". On n'en saura pas plus.

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