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Le ciel s'éclaircit pour les établissements publics marocains

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Le ciel s'éclaircit pour les établissements publics marocains | DR
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ECONOMIE - Le ciel s'éclaircit pour les entreprises et les établissements publics marocains. En 2016, ils devraient enregistrer une progression de 6% de leurs revenus à 224 milliards de dirhams, rapporte l'Economiste. La raison de cette légère embellie? "La diversité des secteurs d’intervention et la position de monopole de certains", explique le quotidien marocain.

Le portefeuille public se compose de 212 établissements publics, 44 entreprises publiques à participation directe du trésor et 442 filiales et participations publiques. Mais comme l'expliquait la Cour des comptes dans un rapport publié en mars dernier, le secteur des entreprises et des établissements publics (EEP) se divise en deux catégories: une poignée d'entreprises qui créent de la richesse et alimentent le trésor public, et les autres qui affichent au mieux un faible niveau de rentabilité financière, sinon des comptes déficitaires.

Ce sont donc les premières citées qui devraient générer l’essentiel des revenus. Entre 2010 et 2014, l'Office chérifien des phosphates (OCP), l'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE), la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), Al Omrane, l'Office national des chemins de fer (ONCF), Autoroutes du Maroc (ADM) et Royal Air Maroc (RAM) ont contribué, en moyenne, à hauteur de 63,4% de l’investissement, de 57,8% du chiffre d’affaires et de 66,6% de la valeur ajoutée, alors même que le géant marocain des phosphates reste le principal contributeur dans tous les agrégats.

Au total, sept organismes produisent 80% de la valeur ajoutée. Pour l'année en cours, la situation devrait rester inchangée et les champions publics de l'économie marocaine sont ceux qui créeront le plus de richesses.

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