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Abdelilah Benkirane reçoit Laenser et Benabdellah

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BENKIRANE ET LAENSER
Abdelilah Benkirane et Mohand Laenser | DR
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GOUVERNEMENT - Ce lundi 17 octobre, le chef du gouvernement et secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD) Abdelilah Benkirane a reçu, au siège du parti à Rabat, Mohand Laenser et Nabil Benabdellah, respectivement secrétaires généraux du Mouvement populaire (MP) et du Parti du progrès et du socialisme (PPS), lors du premier round des négociations pour la formation d'une coalition gouvernementale.

À l'issue de la rencontre, le secrétaire général du MP a déclaré à la presse que "la participation du parti au prochain gouvernement est tributaire de certaines conditions", sans toutefois préciser lesquelles, "et de la décision qui sera prise par le Conseil national". La presse insiste pour connaître ces conditions. Laenser se rattrape, en expliquant qu'il ne s'agit pas de conditions, mais de "spécifications". "De toute manière, nous trancherons bientôt cette question", finira-t-il par lâcher.

Un Benkirane guilleret rebondit: "J'ai passé une heure et demi avec toi, et j'ai oublié de te poser la question sur les conditions pour l'entrée au gouvernement !"

Un peu plus tard, c'est au tour de Nabil Benabdellah d'arriver au siège du PJD. Accompagné de Khalid Naciri et de Abdelouahed Souhail, tous deux membres du bureau politique du PPS, Nabil Benabdellah a déclaré à l'issue de la rencontre, que "l'invitation du chef du gouvernement Abdelilah Benkirane a été une occasion d'échanger les points de vue sur la prochaine expérience gouvernementale". Dans ce sens, "le Parti du progrès et du socialisme a une approche positive" de la question, vu que "les raisons qui nous ont poussé à participer au gouvernement, en 2011, sont toujours d'actualité". De fait, l'officialisation de la décision du PPS de participer au prochain gouvernement n'est qu'une question de jours.

De son côté, Abdelilah Benkirane a rappelé qu'il est ouvert à tous les partis politiques, à l'exception du Parti authenticité et modernité (PAM). Et de lancer une pique à l'adresse du Rassemblement national des indépendants (RNI): "Toutes les formations politiques sont les bienvenues, mais nous ne céderons pas au chantage, et si quelqu'un croit que le gouvernement ne pourrait être formé sans lui, je lui réponds que cela est impossible".

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