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16 octobre 2016: Le syndicaliste Ahmed Tlili aurait eu 100 ans, retour sur la carrière d'un homme qui aura marqué son époque

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AHMED TLILI
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La Tunisie a célébré, ce 16 octobre, le centenaire de Ahmed Tlili.

Voici les étapes importantes du parcours de l'illustre figure politique et syndicaliste:

  • Il a participé avec Fahat Hached en 1944 à la création de l'Union des Syndicats du sud et a défendu notamment les ouvriers des mines, lui qui était originaire de Gafsa.
  • Il a participé à la création de l'Union générale tunisienne du Travail et a été élu membre de sa commission administrative en 1946.
  • Il a été Secrétaire Général de l'UGTT de 1956 à 1963.
  • Il a été emprisonné à plusieurs reprises par le Protectorat français.
  • Il a soutenu le Front de libération nationale ainsi que les mouvements de libération et d'indépendance en Afrique.
  • Il a été membre du bureau politique du parti Néo-dostour après l'indépendance.
  • Il a été constituant puis député de 1956 à 1966.
  • Il a fait, à partir de l'étranger, des déclarations hostiles au régime de Bourguiba.
  • En novembre 1966, l'Assemblée le destitue de son mandat et il est forcé à l'exil.
  • Ahmed Tlili décède à Paris le 25 juin 1967.
Dans sa lettre à Bourguiba écrite le 25 janvier 1966, Ahmed Tlili se présentait ainsi:

"Je pense, en mon âme et conscience, que j’ai suivi les événements, avec lucidité, à chacune de leurs manifestations. Issu du peuple ayant gravi tous les échelons de la hiérarchie syndicale et politique par mes propres moyens, resté en contact permanent avec le peuple malgré ma haute position sociale et les critiques et calomnies que cette situation m’attire...".

Ahmed Tlili commentait, dans ces mots, un pan de l'Histoire tunisienne, dans le même document historique: " Nous portons déjà une très lourde responsabilité dans l’évolution du continent africain où nous avons inauguré la mode du régime présidentiel s’appuyant sur le Parti unique. Nous sommes à l’âge du transistor et la contagion joue très facilement. Si nous ne nous ressaisissons pas à temps, nous risquons d’être entraînés nous-mêmes dans le sillon que nous avons nous-mêmes tracé à l’Afrique, surtout que nos frontières sont une passoire."

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