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Donald Trump visé par deux nouvelles accusations d'agression sexuelle

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Donald Trump visé par deux nouvelles accusations d'agression sexuelle | Mike Segar / Reuters
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ETATS-UNIS - La fin de la campagne présidentielle américaine s'avère particulièrement difficile pour Donald Trump. Après le second débat face à Hillary Clinton et la diffusion d'une vidéo dans lequel le candidat républicain tient des propos outrageants envers les femmes, les accusations d'agression sexuelle se multiplient. Vendredi 14 octobre, deux nouvelles femmes ont accusé Donald Trump de harcèlement et gestes constitutifs d'agression sexuelle.

L'une d'elle, Summer Zervos, a participé à l'émission de téléréalité "The Apprentice", animée de 2003 à 2015 par Donald Trump, mais a été éliminée de ce jeu à l'embauche. "Après avoir été éliminée, j'ai continué à le voir comme un potentiel mentor. En 2007 j'ai contacté son bureau pour déjeuner avec lui. On m'a dit qu'il ne pouvait pas déjeuner mais qu'il voulait me rencontrer. Quand je suis arrivée, il m'a embrassée sur la bouche", a raconté Summer Zervos lors d'une conférence de presse.

"Il a dit qu'il aimerait beaucoup que je travaille pour lui", a-t-elle ajouté.

Les témoignages affluent après le deuxième débat

A Los Angeles, Donald Trump l'invite à dîner à son hôtel et la femme est emmenée dans un bungalow. "Je me suis levée et il est venu vers moi et m'a embrassée à pleine bouche en m'attirant vers lui. J'ai reculé et me suis assise sur une chaise", raconte Summer Zervos.

"Il m'a demandé de s'asseoir près de lui. Ce que j'ai fait. Puis il m'a prise par l'épaule et a commencé à me parler agressivement et il a mis sa main sur mes seins. J'ai reculé et suis partie dans une autre pièce", témoigne-t-elle. "Il est venu vers moi et m'a pris la main et m'a emmenée dans la chambre. Je suis sortie."

"Il m'a prise dans les bras et j'ai essayé de le repousser. Je l'ai repoussé pour avoir un peu d'espace entre nous et j'ai dit 'allez, faut pas rêver'. Et il m'a répété ces mots 'faut pas rêver' tout en commençant à faire des mouvements suggestifs du bassin".

Summer Zervos a expliqué qu'elle avait décidé de parler après avoir entendu Donald Trump nier, lors du débat face à Hillary Clinton dimanche 9 octobre, s'être jamais comporté comme un prédateur sexuel.

Une ancienne apprentie mannequin, Kristin Anderson, a elle aussi raconté vendredi, dans le Washington Post, avoir été agressée par le milliardaire.

Elle se trouvait au début des années 1990 à New York dans une boîte de nuit avec des amis quand "la personne sur ma droite, qui était Donald Trump, a mis ses mains sous ma jupe. (...) Il m'a touché le vagin à travers mes sous-vêtements".

Trump évoque un complot politico-médiatique

Le candidat républicain subit un déluge d'accusations de comportement déplacé ou d'agression sexuelle formulées par une dizaine de femmes depuis l'exhumation le 7 octobre d'une vidéo accablante de 2005 où il tient des propos vulgaires et dégradants sur les femmes. Pour autant, il continue à nier toutes les accusations.

Dans un communiqué, Donald Trump a nié avoir jamais rencontré Summer Zervos dans un hôtel, ou "l'avoir saluée de façon déplacée il y a 10 ans". "Ce n'est pas le genre de personne que je suis, et ce n'est pas la façon dont j'ai mené ma vie", selon le candidat.

Et lors d'un meeting vendredi en Caroline du Nord, le candidat a démenti l'ensemble des accusations. "Mensonges, mensonges, mensonges", a tonné Donald Trump. "C'est une menteuse", a-t-il dit d'une ancienne journaliste du magazine People qui raconte avoir été embrassée de force en 2005. "Si cela s'était produit, elle l'aurait écrit" à l'époque.

Quant à Jessica Leeds, qui l'a accusé dans le New York Times de l'avoir pelotée dans un avion dans les années 1980: "je vais vous dire, elle ne serait pas mon premier choix".

Le milliardaire dénonce une collusion des médias et de l'équipe de son adversaire démocrate Hillary Clinton. "Toute cette élection est truquée. Ces mensonges répandus sans preuve par les médias sont en train d'empoisonner l'esprit de l'électorat", a-t-il dit.

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