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Le Kenya renforce ses troupes déployées le long de la frontière avec la Somalie

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KENYAN ARMY
Kenyan Army soldiers patrol the centre of the town of Naivasha January 27, 2008. At least 10 people were killed in ethnic fighting in Naivasha on Sunday as rival tribal gangs set fire to homes and blocked roads. REUTERS/Peter Andrews (KENYA) | Peter Andrews / Reuters
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KENYA - Le Kenya va renforcer davantage ses troupes déployées le long de sa frontière avec la Somalie, en vue de contrecarrer la menace des groupes terroristes de l'État islamique" (EI) et d'Al-Chabab.

Des éléments supplémentaires des Forces kényanes de Défense (KDF) seront déployés le long de la frontière avec la Somalie au niveau des régions de Mandera et de Lamu, exposée aux attaques de ces groupes terroristes, a déclaré le chef des KDF, le général Samson Mwathethe, vendredi 15 octobre à Mombasa, lors d’une cérémonie à la mémoire des soldats tués dans différents combats, dans le cadre de la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM).

L'armée kényane a également procédé à la mise en place d’un centre de commandement des frontières pour renforcer la surveillance, a fait savoir le général Mwathethe, cité par des médias.

Le Kenya compte environ 4.000 soldats déployés au sein de l’Amisom, forte de 22.000 soldats, dans le but d'appuyer le gouvernement somalien dans sa lutte contre les Chabab.

Les Chabab, affiliés à Al-Qaïda, avaient mené en janvier dernier une attaque contre un camp de l’Amisom, à El-Adde, faisant plusieurs morts et blessés dans les rangs de l'armée kényane.

Les miliciens du groupe extrémiste somalien ont multiplié leurs attaques atteignant même le territoire kényan, en représailles à l'intervention armée de ce pays en Somalie en octobre 2011.

En septembre 2013, les Chabab ont tué 67 personnes dans l'attaque contre le centre commercial Westgate à Nairobi. Et en avril 2015, ils ont tué 148 personnes dans l'attaque de l'université kényane de Garissa, à environ 150 kilomètres à l'ouest de la frontière somalienne.

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