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Boko Haram libère 21 lycéennes enlevées à Chibok au Nigéria

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Boko Haram libère 21 lycéennes enlevées à Chibok au Nigéria | AFP
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INTERNATIONAL - Vingt-et-une lycéennes de Chibok, enlevées par le groupe jihadiste nigérian Boko Haram il y a plus de deux ans, ont été libérées par leurs ravisseurs jeudi 13 octobre, a affirmé la présidence du Nigéria.

Les jeunes filles ont été "échangées contre 4 prisonniers de Boko Haram ce matin", dans la région de Banki, proche de la frontière avec Cameroun.

"Les filles ont été amenées à Kumshe, à 15 km de Banki (...) vers 3h du matin. Les 4 combattants de Boko Haram sont arrivés à Banki depuis Maiduguri dans un hélicoptère de l'armée, et ont été conduits à Kumshe dans des véhicules du CICR (Comité International de la Croix Rouge)", a rapporté une source locale.

Garba Shehu, porte-parole de la présidence, a confirmé la libération, "facilitée par le CICR et gouvernement suisse" dans un communiqué, sans toutefois évoquer un quelconque échange de prisonniers.

Des négociations entre Boko Haram et le gouvernement

"Le président Muhammadu Buhari se félicite de la libération des filles, mais rappelle aux Nigérians que plus de 30.000 citoyens ont été tués par le terrorisme" de Boko Haram, ajoute le communiqué précisant que les noms des jeunes filles libérées serait bientôt dévoilés.

Le mouvement Bring Back Our Girls - qui lutte pour la libération de plus de 200 jeunes filles de Chibok kidnappées en avril 2014 alors qu'elles passaient leur examen -, a déclaré attendre la confirmation de leur identité.

Parmi les 276 lycéennes enlevées par Boko Haram le 14 avril 2014, 57 avaient réussi à s'échapper juste après le rapt, et l'une d'elles a été retrouvée par l'armée au mois de mai.

Boko Haram n'entend pas cesser la lutte

Relayé par les médias du monde entier, ce kidnapping de masse a provoqué une vague d'indignation mondiale, jusqu'à la Maison Blanche de Washington, où Michelle Obama avait brandi une pancarte avec le hashtag #Brinbackourgirls, "ramenez-nous nos filles" en français, relayé sur Twitter.

Début août, un grand nombre d'entre elles étaient apparues dans une vidéo postée par leurs ravisseurs sur YouTube, après des mois de silence et d'interrogations sur leur état de santé.

Malgré ces libérations, l'attentat perpétré la veille dans une gare routière de Maiduguri, qui a fait 8 morts et une quinzaine de blessés, démontre que Boko Haram ou du moins certaines de ses factions, n'est pas décidé à mettre fin à la guerre.

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