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La Tunisie, un faible investisseur dans la recherche et le développement selon l'Unesco

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SCIENTIST
Mike Segar / Reuters
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L’Institut de la statistique de l’Unesco a développé un nouvel outil d’évaluation de l’investissement dans la recherche et le développement pour chaque pays.

Il s'agit d'un classement mettant l’accent sur ces pays émergents ou leaders qui consacrent un budget conséquent dans la recherche et le développement, et ce que ce montant représente par rapport au PIB de chaque pays, ainsi que le nombre de chercheurs par million d’habitants. L’originalité de ce projet se trouvant principalement dans cette base de données sous forme d’infographies animées.

Ainsi, la Tunisie dépenserait 806.117,5 k$ ($PPA, en dollar américain selon la parité du pouvoir d’achat) ; ce qui représenterait 0,6% de son PIB avec un nombre de 1803 chercheurs par million d’habitants, dont 46% de chercheurs contre 54% de chercheuses.

Un investissement réparti entre le Gouvernement (407.089,0 k$), les entreprises (149.132,1 k$) et les universités (249.896,4 k$).

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En comparaison, le Maroc consacre 0,7% de son PIB, soit 1.483,6 M$, privilégiant en premier lieu les universités, ensuite les entreprises, puis le gouvernement. Par ailleurs, le nombre de chercheurs est moindre avec 856 chercheurs par million d’habitants, dont 68% de chercheurs contre 32% de chercheuses.

A l’inverse, notre voisin algérien investit seulement 0,1% de son PIB dans la recherche et le développement (242.321,3 k$) pour 168 chercheurs par million d’habitants, comprenant 65% de chercheurs contre 35% de chercheuses.

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L’investissement des États arabes figurant dans ce classement (Maroc, Égypte, Tunisie, Qatar, Koweït, Oman, Algérie et Irak) ne dépasse pas les 1% de leur PIB bien que ces positions varient si l’on se base uniquement sur le montant des dépenses.

On retrouve alors les Etats-Unis, la Chine, le Japon, l’Allemagne et la Corée du Sud en tête avec les plus grosses sommes dépensées.

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Rien de bien surprenant donc, mais la particularité de ce classement réside également dans l’évolution permanente de certains pays qui ont bel bien cerné l’enjeu de l’investissement dans la recherche et les moyens mis à disposition des chercheurs pour développer les idées de demain, afin de booster l’économie nationale. A noter que ce classement change dès que l’on compare ces sommes par rapport au PIB de chacun.

Dans ce cas, ce sont la Corée du Sud, Israël, le Japon, la Finlande et la Suède qui se placent en tête de peloton.

Selon différents rapports des médias, l’Asie et plus précisément la Chine, dépasserait l’Amérique du Nord et l’Europe de l’Ouest, d’ici 2030, en terme d’investissement en Recherche et développement.

Outre les multiples facteurs économiques pouvant expliquer cette inversion; l’investissement dans la recherche et le développement apparaît comme un élément clé de relance économique.

Selon cette étude, les dépenses mondiales en Recherche et Développement ont atteint un record d’environ 1000,7 milliards de dollars. Une dizaine de pays concentrent 80% des dépenses.

La Tunisie dont la productivité peine avec une économie chancelante et un taux de chômage battant des records, pourrait-elle s’autoriser à investir davantage dans l’innovation et la réalisation de ses nouvelles idées et à quelle hauteur?

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