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Les Marocains ont-ils une bonne image de leur pays?

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MOROCCO
Berber women wash a child in Ait Sghir village in the High Atlas region of Morocco February 14, 2015. The snowy foothills of the High Atlas mountains in Morocco are home to several Berber villages where the inhabitants make their living by farming, baking bread in traditional ovens, herding cattle, and the making and selling of honey, olive oil and pottery. Extreme weather fluctuations and erosion that causes flooding and landslides have led to a drop in agricultural productivity, the United Na | Youssef Boudlal/Reuters
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RÉPUTATION - Le royaume jouit-il de la bénédiction de ses citoyens? Quelle image ont les Marocains de leur pays et où se situe-t-elle par rapport à la perception qu’ont les autres citoyens du monde de leurs pays respectifs? Une nouvelle étude publiée début octobre par l’Institut royal des études stratégiques (IRES) en partenariat avec le cabinet américain Reputation Institute, vient compléter celle publiée fin juin par ce dernier, et qui exposait des données globales sur les réputations des différents pays du monde.

Dans “La réputation du Maroc dans le monde”, on apprend que “la perception des Marocains de leur pays est plus positive que celle qu’en ont les étrangers”. En effet, l’indice de réputation interne du Maroc est établi à 65,4 points, soit 13,4 points de plus que l’indice de réputation externe.

Une population "aimable et sympathique"

L’étude explique que “la perception interne est plus positive que la perception externe” dans la plupart des cas, sauf dans certains cas où les citoyens peuvent être très critiques envers leurs pays. Cette situation se reflète notamment dans les chiffres du Japon, de l’Espagne, du Brésil, de l’Italie et de l’Afrique du Sud, où les étrangers ont fait part d’une meilleure opinion de ces pays, par rapport aux résidents.

Dans le détail, les Marocains pensent que les atouts de leurs pays résident dans “la population aimable et sympathique”, “l’environnement naturel” et “la sécurité”. Ces trois indices sont “les piliers les plus importants de la réputation d’un pays”, estime l’étude, qui souligne tout de même que “même si les Marocains sont conscients de leurs points forts, ils estiment que ces attributs ne sont pas suffisants pour forger les bases d’une réputation forte du royaume, à l’échelle internationale”.

Le système éducatif pointé du doigt

Sur les 17 indices sur lesquels l’étude se concentre, sept affichent des scores faibles. C’est le cas des “marques et entreprises reconnues”, du “système éducatif”, de “la technologie et l’innovation” et de “l’éthique et transparence”, qui enregistrent des scores relativement faibles.

Selon les conclusions du rapport, ces points faibles “devraient être placés au rang des priorités des pouvoirs publics dans la perspective de rehausser la réputation du royaume”. En ce qui concerne les points positifs, l’IRES suggère qu’ils devraient être la base de “campagnes de promotion pour mettre davantage en valeur l’attractivité de l’ensemble du royaume”.

Les étrangers un peu moins encouragés à venir

Les Marocains soutiennent-ils leur pays sans condition pour autant? Non. Si les Marocains encouragent les étrangers à ce que leur pays soit visité, ils recommandent moins à ceux-ci d’y effectuer leurs études “en raison de l’image négative qu’ils ont à l’égard de leur système éducatif”. Ils encouragent néanmoins les investisseurs étrangers à venir “investir dans le pays”.

Il reste cependant que l’ensemble des indicateurs internes (Recommander aux étrangers “d’investir dans le pays”, “de vivre dans le pays”, “de visiter le pays”, “d’assister à des événements dans le pays”, “de travailler dans le pays”, “d’acheter dans le pays” et “d’étudier dans le pays”) sont en léger repli par rapport à l’année précédente (-5,2%).

“Ces insuffisances, qui pourraient constituer des risques réels pour la réputation tant interne qu’externe du Maroc, sont de véritables défis qu’il serait essentiel de relever”, conclut l’étude.

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