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Elections au Maroc: L'USFP fustige le "manque de transparence des scrutins"

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DRISS LACHGAR
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ELECTIONS - Lundi 10 octobre, le bureau politique de l'Union socialiste des forces populaires (USFP) s'est réuni. À l'ordre du jour, l'évaluation des résultats du parti aux élections, lors desquelles le parti n'a glané que 20 sièges contre 42 en 2011, ainsi qu'une lecture de la configuration de la scène politique et des rapports de force partisans.

Au sujet des élections à proprement parler, loin de se livrer à une auto-critique, le bureau politique de l'Union socialiste des forces populaires (USFP) considère que les différents dépassements observés ont lourdement entaché la transparence des scrutins, et a fustigé "le clientélisme et l'autorité de l'argent" qui ont, selon le parti, dominé les élections.

Dans ce sens, il a été décidé, au sein du bureau politique du parti de la rose, d'en référer aux institutions constitutionnelles et d'adresser un mémorandum roi.

Alors que nombre d'observateurs s'attendaient à ce que le parti de la rose adoucisse son discours vis-à-vis du Parti de la justice et du développement (PJD), avec lequel certains membres du bureau politique ont proposé de s'allier, l'USFP a estimé que toute cohabitation est impossible avec Abdelilah Benkirane.

L'USFP a aussi âprement critiqué ce qu'il nomme "la bipolarisation artificielle PAM-PJD", dans la droite ligne du rejet de la bipolarisation de la scène politique, rejet que l'USFP a précédemment exprimé à maintes occasions.

PJD-USFP: L'alliance impossible

Certains membres du bureau politique du parti ont plaidé pour une alliance avec le Parti de la justice et du développement. À en croire le site d'information Alaoual.com, il s'agit de Younes Moujahid, Abdelkrim Benatiq et Mohamed Darouich, qui ont tous trois pris contact avec le premier secrétaire de l'USFP Driss Lachgar pour l'en convaincre.

Selon les informations obtenues par le HuffPost Maroc, la décision ne suscite pas l'enthousiasme de tous les membres du bureau politique du parti. La crainte, pour les opposants à l'alliance avec le PJD, est que cette décision élargisse le hiatus entre la base militante et les instances dirigeantes, qui sont elles-mêmes divisées au sujet d'une éventuelle alliance avec le PJD. D'autant que la rivalité entre le PJD et l'USFP a la peau dure, et a marqué la trajectoire du parti durant les dix dernières années. Le poids des promoteurs de l'alliance PJD-USFP est, lui aussi, à relativiser: l'option d'intégrer la prochaine majorité gouvernementale se heurte à l'opposition de membres influents du bureau politique du parti, comme Habib El Malki.

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