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Les unes des journaux marocains au lendemain du scrutin du 7 octobre

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Les unes des journaux marocains au lendemain du scrutin du 7 octobre | DR
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POLITIQUE - Au lendemain des élections législatives du 7 octobre, qui ont été marquées par la victoire du PJD avec 125 sièges, suivi du PAM avec 102 sièges et de l'Istiqlal, loin derrière avec 46 sièges, les principaux journaux marocains ont, sans surprise, fait leur une sur les résultats des élections. Tour d'horizon.

Pour Aujourd'hui le Maroc, "l’époque des institutions élues fragmentées semble bien révolue. Au cours des élections du 7 octobre dernier, 58% des sièges ont été détenus par deux formations politiques seulement, à savoir le PJD et le PAM. Plus encore, les cinq premiers partis politiques totalisent à l’issue du dernier scrutin 85% des sièges, alors que les cinq premières formations politique au parlement à l’issue des élections de 2002 n’avaient que 64% des sièges. La balkanisation n’a pas eu lieu".

Le quotidien francophone ajoute que "les urnes ont parlé et les suffrages exprimés donnent une large victoire à deux grandes formations politiques. Il s’agit du parti de la justice et du développement (PJD) et du Parti authenticité et modernité (PAM). A elles seules, ces deux formations totalisent plus de la moitié des sièges de la nouvelle Chambre des représentants. Le parti de la Lampe est aujourd’hui sûr de garder dans ses rangs le poste de chef de gouvernement comme prévu par la Constitution. Cela dit, la poussé la plus spectaculaire dans le scrutin du vendredi dernier revient au PAM. Ce dernier a bondi de la quatrième place en 2011 et ses 49 élus à la deuxième place dans les dernières législatives avec pas moins de 102 députés, soit 55 sièges additionnels dans la première Chambre par rapport au scrutin de 2011".

Pour Al Ittihad Al Ichtiraki, journal pro-USFP, "l'enseignement à tirer du scrutin du 7 octobre: le nombre de partis ayant un groupe parlementaire est passé de 8 à 6 partis, car deux partis à savoir l’UC et le PPS ont perdu leurs groupes respectifs, alors que l’USFP a gardé le sien. Autre remarque: les résultats des élections ont montré que seuls 11 partis politiques ont pu accéder au Parlement contrairement aux précédentes élections législatives, du fait que le nombre de partis représentés au Parlement était élevé".

Rissalate Al Oumma revient pour sa part sur les observations des élections par le CNDH: "Le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), président de la Commission spéciale d’accréditation des observateurs, a estimé que les législatives du 7 octobre, pour l'élection des membres de la chambre des représentants, se sont déroulées dans un climat offrant les garanties essentielles de liberté, de sincérité, de transparence et de neutralité". Dans les conclusions du rapport préliminaire sur l'observation des législatives de vendredi, présenté dimanche à Rabat lors d'une conférence de presse par le président du CNDH, Driss El Yazami, le Conseil relève que "les irrégularités observées sont statistiquement peu fréquentes, et n'entachent pas substantiellement la crédibilité et la sincérité du scrutin".

De son côté, le quotidien Assabah écrit que "le secrétaire général du parti de la justice et du développement (PJD) a indiqué qu'en votant pour le parti de la Lampe, le peuple a exprimé sa volonté de continuer les réformes structurelles de l’économie nationale afin de la rendre plus efficace, accélérer le rythme de l’industrialisation dans l’objectif de créer des postes d’emploi, et moraliser la vie publique en accordant de la valeur au travail".

Dans un autre article dédié aux élections, notamment sur le faible taux de participation, Assabah rapporte que "le président du Rassemblement national des indépendants, Salaheddine Mezouar, a indiqué que 'l’échange d’accusations a influé sur la participation électorale', considérant que la faible participation aux élections législatives est dû au discours sceptique et à la manipulation des sentiments des citoyens. Selon lui, il était possible de s’engager dans un véritable débat autour des questions et problèmes du pays, au lieu de verser dans les accusations et la personnification de la lutte politique".

Bayane Al Yaoum, journal du Parti du progrès et du socialisme (PPS), tente d'expliquer ainsi le score relativement faible du PPS qui a obtenu 12 sièges lors des élections législatives: "Le secrétaire général du parti, Mohamed Nabil Benabdellah, juge que le faible taux de participation dans le villes, en comparaison avec les zones rurales, 'fait du tort aux forces démocratiques et progressistes, mais également à l’action démocratique', notant que des pratiques dans la vie politique marocaine et l’image que reflète l’action de quelques acteurs politiques affectent la confiance des citoyens dans le processus électoral et la construction démocratique en général".

"Le bureau politique du PPS affirme que 'les résultats obtenus par le PPS n’ont pas été à la hauteur de ses efforts, ses sacrifices et ses ambitions réalistes'. Il a fait part de son rejet de l’émergence d’une 'bipolarisation artificielle' qui risquerait de porter préjudice au pluralisme qui a tant caractérisé le modèle démocratique marocain, appelant ses militants à davantage de mobilisation et de cohésion autour de la ligne du parti afin de construire 'un Maroc de progrès, de justice et de développement'", ajoute Bayane Al Yaoum.

Pour Al Massae, "les résultats des législatives ont creusé le fossé entre les deux principaux partis en lice, le PJD et le PAM, et les autres partis. La différence équivaut même au triple vis-à-vis du troisième parti, l’Istiqlal, qui est loin derrière le leader, le PJD, de 79 sièges".

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