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Pourquoi faut-il s'inscrire sur les listes électorales pour voter?

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ELECTION MOROCCO
A man walks past a wall marked by the numbers of districts where civilians should go to vote, in Rabat November 18, 2011. Morocco will hold parliamentary elections on November 25. REUTERS/Stringer (MOROCCO - Tags: ELECTIONS POLITICS) | Stringer . / Reuters
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ÉLECTIONS - Beaucoup d'internautes se posent la question, ce vendredi 7 octobre: Pourquoi faut-il s'inscrire sur les listes électorales pour voter, au lieu que l'inscription se fasse de manière automatique avec la CIN? La demande n'est pas nouvelle. Elle revient, de manière récurrente, à l'approche de chaque scrutin, et est portée par plusieurs partis politiques.

Tandis que certaines formations politiques jugent "injustifié", voire "douteux", le refus du ministère de l'Intérieur de rendre possible l'inscription automatique sur les listes électorales, ce dernier invoque plusieurs contraintes.

En septembre 2014, lors de la présentation du projet de loi portant sur la révision des listes électorales, le ministre de l'Intérieur Mohamed Hassad a exposé au Chef du gouvernement Abdelilah Benkirane les différentes options possibles pour la révision ou la refonte des listes électorales, selon des sources proches du dossier.

La première option consistait en l'établissement de nouvelles listes électorales, ce qui nécessitera de lancer des appels à une nouvelle inscription sur les listes. Les responsables marocains craignaient, toutefois, de ne pas atteindre leurs objectifs en matière de nombre d’inscrits.

La seconde option était celle de l'inscription automatique sur les listes électorales, inscription qui sera basée sur le registre des cartes d'identité nationales. Ceci nécessitera le toilettage des listes électorales, afin de retirer des listes les porteurs d'armes, les personnes privées de leurs droits civiques – et donc privées du droit de vote – les personnes décédées, et surtout, s'assurer que les électeurs habitent toujours dans les adresses figurant dans leur CIN.

La troisième option était la révision des listes électorales, beaucoup plus simple à déployer que les deux options précédentes.

Le ministre de l’Intérieur a exposé les différentes options, avec leurs contraintes respectives, à Abdelilah Benkirane, et a recommandé la dernière option. Ce dernier donnera son accord à la révision des listes.

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