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Un collectif français zoome sur la scène électro marocaine dans un reportage (VIDÉO)

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MUSIQUE - "Les événements électro au Maroc poussent comme des champignons". C'est le constat établi par le collectif français Sourdoreille, créé en 2006, qui vient de réaliser un petit reportage sur les festivals de musique électronique au Maroc, à l'occasion de l'Oasis Festival qui s'est tenu début septembre à Marrakech.

Dans la vidéo que vous pouvez voir en tête d'article, le collectif s'est entretenu avec le co-fondateur du festival, Ismaël Slaoui, mais également avec le DJ Amine K, fondateur des soirées Moroko Loko, et le jeune DJ marocain Fassi, installé à Montréal, présent lors de l'événement.

"S’il est encore tôt pour y voir un rôle social, les acteurs du milieu se battent depuis 20 ans pour créer des événements house et techno au pays du couchant lointain. Pour un public qui grandit", résume le collectif.

"Aujourd'hui, on a une vraie audience, des gens pointus dans leur connaissance", estime Ismaël Slaoui. "Ils ne sont pas blasés, ils sont friands de musique, de nouveautés, de fêtes et de libertés", renchérit Amine K. "Tu sens que c'est une scène en effervescence".

Seul petit bémol relevé par Fassi: le manque de visibilité d'artistes marocains dans les festivals: "Il n'y avait pas assez DJs marocains dans ce festival. Il faudrait peut-être les pousser un peu plus".

"On va y travailler, et créer des synergies entre les producteurs internationaux et les producteurs marocains en organisant des sessions de production dès l'année prochaine", promet Ismaël Slaoui, "de façon à pouvoir participer à la création de l'électro marocaine et au développement de cette scène".

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