Huffpost Maroc mg

Trois questions à Salaheddine Mezouar, président du RNI

Publication: Mis à jour:
SALAHEDDINE MEZOUAR
Morocco's Foreign Minister Salaheddine Mezouar gestures during an interview with Reuters in Madrid February 4, 2014. Morocco has recruited foreign investors to fund a $9 billion solar power project, even though some European lenders have balked due to the location of some planned plants in the disputed Western Sahara, Mezouar said. REUTERS/Susana Vera (SPAIN - Tags: POLITICS BUSINESS ENVIRONMENT) | Susana Vera / Reuters
Imprimer

ÉLECTIONS - Présent à Guelmim pour accompagner la campagne électorale de Mbarka Bouaida, sa ministre déléguée aux Affaires étrangères, qui se porte candidate en tête de la liste locale du Rassemblement national des indépendants (RNI) dans la circonscription, Salaheddine Mezouar, président du RNI et ministre des Affaires étrangères, a répondu à nos questions.

Quelle est la raison de votre présence à Guelimim, aujourd'hui?

Je suis là pour soutenir Mbarka Bouaida, la candidate du Rassemblement national des indépendants, qui est une figure du parti et de la région, et qui symbolise une histoire du RNI. Je suis heureux de pouvoir partager ce moment avec les habitants de Guelmim et l'ensemble des tribus représentant cette région.

Je suis également là pour communiquer avec la population, sachant que nous sommes dans l'un des cercles historiques du RNI. Nous avons réalisé d'excellents résultats ici, lors des élections de septembre dernier. Au niveau du Conseil de la région, il y a une nouvelle équipe mobilisée, fidèle, compétente, fiable, qui est en train d'initier un énorme travail, et il s'agit aujourd'hui de compléter ce dispositif par une représentation digne de la région au niveau du parlement.

Quelles sont vos ambitions pour les législatives?

Nos ambitions sont celles de tout parti qui a un poids dans la scène politique: Nous souhaitons être parmi les premiers, sinon les premiers. Nous considérons que le RNI est le parti de l'étape. C'est un parti qui rassemble, qui a un discours clair. Nos priorités sont claires, notre message est clair. Nous sommes un parti modéré, qui a des compétences capables de mener la dynamique dont notre pays a besoin. Nous sommes en phase avec l’évolution de la société et avec les attentes des citoyens. Nous souhaitons être de véritables acteurs de la dynamique post-7 octobre.

À quelles alliances êtes-vous ouvert ?

Les alliances seront déterminées en fonction de plusieurs considérations. Aucun parti ne peut, aujourd’hui, prétendre faire ce qu’il souhaite, vu qu’il faudra former une majorité. Il y a des équilibres à préserver, et l’équipe gouvernementale doit être soudée. Il faut donc rassembler autour de priorités, et ce sont ces priorités qui vont déterminer la nature de la coalition.

Au RNI, nous n’avons pas encore tranché. L’idée qui fait consensus à l’intérieur du parti, c’est de poser la question après les élections, et d’en débattre en fonction des intérêts supérieurs du pays, et naturellement, de ce que nous considérons comme étant important dans cette phase en matière de dynamique gouvernementale et de dynamique de la régionalisation. Car il y a un travail énorme à faire au niveau des régions, et elles doivent être impliquées dans la dynamique gouvernementale globale.

LIRE AUSSI: