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Petites fluctuations sur le prix du baril en attendant la réunion de l'OPEP le 30 novembre à Vienne

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Le secrétaire général de l’OPEP, le Nigérian Mohammed Barkindo à Alger, le 28 septembre | AFP via Getty Images
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Après une baisse hier, les prix du baril repartaient à la hausse ce matin en Asie. Des variations qui se font au gré des informations sur l'évolution des stocks américains et des prises de bénéfice.

Les marchés restent surtout en attente d’une confirmation par l'OPEP de l’accord d’Alger le 30 novembre prochain à Vienne tout en gardant un œil vigilant sur la production des pays "exemptés", l’Iran, la Libye et le Nigeria.

Les cours du baril de pétrole étaient à la hausse mercredi matin sur les marchés asiatiques sous l’effet d’informations sur une baisse des stocks du brut américain pour la cinquième semaine consécutive. Les contrats restent cependant autour de 50 dollars qui semblent pour les traders le juste prix du brut.

Le WTI, West Texas Intermediate, qui fait office de référence pour les contrats à terme à la Bourse de New York s’établissait à 49,25 dollars le baril s’appréciant ainsi de 56 cents. Le baril de Brent, référence européenne du brut, pour livraison en décembre, gagnait 47 cents à 51,34 dollars.

Cette hausse intervient après des estimations de la fédération professionnelle American Petroleum Institute (API) évoquant une baisse des stocks américains de 7,6 millions de barils. expliquent les analystes.

Les marchés attendent désormais les chiffres officiels des stocks qui seront publiés mercredi par le ministère américain de l'Energie (DoE). Des analystes cités par Reuters s’attendent à une annonce d’accroissement des stocks de 2,6 millions de barils pour la semaine qui s’est achevée le 30 septembre.

Pour les traders, cités par les agences financières, l’accord conclut par l’OPEP pour réduire la production n’aura qu’un effet modeste sur les prix du baril.

Certains spéculent sur les rivalités entre les pays membres de l’OPEP mais observe un spécialiste la "simple menace" d’une baisse de production est de nature à créer un prix plancher jusqu’à la réunion des membres de l’organisation prévue le 30 novembre.


La Libye, le Nigeria et l'Iran sous la loupe des traders

Pour les traders, au-delà des incertitudes sur la confirmation de l’accord d’Alger, les risques les plus graves pour le marché sont liés aux problèmes de sécurité au Nigeria et en Libye. Pour eux, si la Libye et le Nigeria retrouvent leurs niveaux de production cela nécessitera de la part des autres membres de l’OPEP des coupes plus significatives s’ils veulent atteindre leur objectif.

La banque néerlandaise ING, citée par Reuters, insiste sur le fait qu’il faut attendre les détails de la mise en œuvre de l’accord sur la diminution de la production de l’OPEP.

"Ce n’est encore qu’un plan, aucun accord final n’a été établi" indique la banque en relevant que les exemptions accordées à l’Iran, au Nigeria et à la Libye devrait conduire à ce que l’Arabie saoudite et le Venezuela assume de plus grandes réductions. La banque n’exclut pas des prix du baril plus élevés durant les prochaines semaines et mois mais estime que les hausses seront limitées.

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