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Hakima El Haite fait son bilan environnemental avant les élections

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ENVIRONNEMENT - A quelques jours du scrutin législatif devant donner naissance à un nouveau gouvernement, les ministères font leurs bilans. Le département de l'Environnement, qui se prépare en ce moment à accueillir en novembre prochain la COP22, en fait partie.

Mardi 4 septembre, la ministre chargée de l'Environnement, Hakima El Haite, a fait le point sur l'état d'avancement de la nouvelle stratégie écologique voulue par le Maroc.

Selon elle, des "étapes significatives ont été franchies dans le domaine du développement durable" avec la mise en place notamment de la loi-cadre de la Charte nationale de l'environnement et du développement durable.

Une Stratégie nationale pour le développement durable

La mise en place d'un cadre juridique dans ce domaine vise avant tout à "préserver la biodiversité et l'équilibre des écosystèmes, notamment des zones côtières et nappes phréatiques", et à "protéger le patrimoine naturel, culturel et les sites historiques, archéologiques et les paysages, tout en réhabilitant les zones polluées ou détériorées", a indiqué la ministre.

Le cadre juridique en question date de 2014. "Dans son discours pour la fête du trône en 2009, le roi avait demandé au gouvernement la préparation d’un projet de charte nationale de l’environnement et de développement durable. Cette charte a été donc préparée, discutée et adoptée. Aussi, dans le discours du trône de 2010, le roi avait demandé au gouvernement que cette charte soit incluse dans un texte de loi, chose qui a été faite", nous expliquait en juillet dernier, Rajaâ Chafil, directrice de l’Observatoire des études et de la panification au sein du ministère chargé de l’Environnement et secrétaire général du Conseil national de l'environnement (CNE).

"La loi cadre portant Charte nationale de l’environnement et de développement durable a été ensuite préparée, discutée et publiée au Bulletin officiel en mars 2014", selon la responsable. Cette loi "dit que le gouvernement est tenu de préparer une stratégie nationale pour qu’elle soit adoptée et présentée par le Conseil du gouvernement".

Une Stratégie nationale pour le développement durable (SNDD) a donc été présentée en juillet dernier au CNE, un conseil consultatif comprenant des membres du gouvernement, mais aussi le secteur privé et la société civile qui tenait alors sa 8e session.

La mise en œuvre de cette stratégie devrait se faire dès 2017, sous la tutelle d'une nouvelle équipe ministérielle.

Un pas de plus vers la valorisation des déchets

Outre la SNDD, la ministre a également évoqué la "valorisation des déchets". Selon elle, des études préalables ont été réalisées concernant la création de 18 stations de traitement de déchets au niveau national et la mise à niveau dans ce sens du Laboratoire national des études et de surveillance de la pollution.

C'est ce volet justement qui avait valu à Hakima El Haite, l'été dernier, un lot de critiques, après la polémique née de l'importation par le Maroc de 2.500 tonnes de déchets italiens. Un dossier que la ministre avait d'autant plus mal géré, en présentant à l'opinion publique deux versions des faits.

Dans un communiqué publié le 30 juin dernier, le département de l'Environnement avait, en effet, indiqué dans un premier temps que l'importation de 2.500 tonnes de déchets d'Italie était "réalisée en tant que test industriel préliminaire de co-incinération, en vue de développer une filière de production des RDF locaux à partir des déchets non dangereux et de limiter leur enfouissement".

Deux semaines plus tard, Hakima El Haite donnait une conférence de presse pour expliquer qu'en réalité, le Maroc importait chaque année quelques 450.000 tonnes de RDF (Refuse Derived Fuel), permettant de produire du combustible à haute valeur calorifique.

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