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"1 dîner, 2 cons", l'émission où l'on parle politique sans hommes politiques

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MÉDIAS - Une émission spéciale élections sans la présence d'hommes politiques? C'est le concept du deuxième épisode d'"1 dîner, 2 cons", l'émission marocaine diffusée sur Internet où "l’on parle la bouche (et la tête) pleines", selon les instigateurs de l'émission, qui plaident que "sans hommes politiques, on peut mieux parler politique".

Le journaliste Amine Belghazi et son acolyte Youssef El Mouedden, publicitaire de son état, refont le monde avec des journalistes et des militants associatifs, à la veille du scrutin du 7 octobre.

En entrée, les deux compères proposent des 'vote-au-vent & leur vin février', une discussion autour des intentions de vote des invités. Avec la participation de Betty Lachgar, Ibtissame Fajar, Charif Belmostafa, Yassin Tabouktirt, Rachid Elbelghiti et Ghizlane Benomar.

"Deux autres émissions suivront, avec deux nouveaux tours de table. Trois tables en tout que nous avons intitulé: L'entrée, le plat et le dessert, chacun selon sa consistance", nous confie Amine Belghazi.

Morceaux choisis lors de la première partie de l’émission: "Quand le ministre de la Justice avoue que lui-même ne joue aucun rôle dans la supervision des élections, comment pourrais-je avoir confiance dans le système électoral et aller voter", s'interroge le journaliste Charif Belmostafa.

"Que l'on vote ou pas, il y aura un gouvernement et des parlementaires", rétorque Yassin Tabouktirt, acteur culturel et sympathisant de la Fédération de la gauche démocratique (FGD).

Betty Lachgar, militante féministe, explique, un brin nihiliste, qu'elle ne vote pas car elle n'est pas du tout "convaincue par les élections. Les dés sont pipés dès le départ. Il n'y a aucun parti qui a réussi à me convaincre, il n'y a aucun programme".

Dans une ambiance conviviale, les échanges, souvent constructifs, toujours sans langue de bois, valent largement le détour. Comme le dit si bien le journaliste Rachid Elbelghiti, qui officie à Lakome, "le débat qui se fait ici même en toute liberté est une belle réappropriation de l'espace public. Quand l'espace public deviendra un espace commun à tous, nous pourrons réaliser des miracles".

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