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Cette astrophysicienne pointe du doigt le gros manque de diversité du prix Nobel de physique

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PHYSICS NOBEL PRIZE
Reuters
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PRIX NOBEL - Le prix Nobel de physique a été attribué mardi à un groupe de chercheurs pour leurs travaux sur la matière exotique.

L'Académie royale des sciences de Suède a remis son prix à David Thouless, Duncan Haldane et Michael Kosterlitz pour leurs travaux précurseurs, mais quelques scientifiques ont critiqué le manque de diversité dans cette catégorie avant l'annonce.

Seulement deux femmes ont été récompensées sur 203 lauréats du Nobel dans cette catégorie, depuis sa création en 1901. Cela en fait le Prix Nobel avec le plus petit pourcentage de lauréates. Cependant, comme l'explique l'astrophysicienne Katherine J. Mack dans une série de tweets, le nombre de femmes qui obtiennent un doctorat en physique ne cesse d'augmenter.

"Même dans les années 60, la dernière décennie où une femme a reçu un prix Nobel de physique, le pourcentage de femmes parmi les docteurs en physique était au dessus d'1%. Aujourd'hui, il est de 20%."

La première femme à remporter le prix Nobel de physique était Marie Curie en 1903 et la suivante Maria Goeppert Mayer en 1963. Cela fait plus d'un demi-siècle que nous attendons une autre femme lauréate, ce n'est donc pas surprenant de voir Katherine Mack critiquer le manque de diversité dans le palmarès de ce prix.

"Le prix Nobel implique des choses géniales mais on ne doit pas oublier que la démographie des gagnants reflète et amplifie des préjugés structurels."

"La fraction de lauréats du prix Nobel de physique qui ne sont pas blancs et ne viennent pas de pays occidentaux est aussi très petite."

"De toute façon, les favoris cette année sont trois hommes blancs (pour leur recherche sur les ondes gravitationnelles, la plus grande découverte de mon vivant) donc [la diversité sera] peut-être pour l'année prochaine je suppose."

"La bonne nouvelle c'est qu'un lauréat du prix Nobel de physique a en moyenne 55 ans, donc j'ai beaucoup de temps pour découvrir quelque chose de génial."

Katherine Mack s'était déjà fait remarquer sur Twitter pendant l'été, lorsqu'un utilisateur climato-sceptique du réseau lui avait demandé d'"apprendre la vraie science" et d'arrêter de croire à l'"arnaque" du changement climatique. "Je sais pas mec, j'ai déjà obtenu un doctorat en astrophysique. Je pense que faire plus que ça serait excessif" a-t-elle alors répondu. L'auteure d'Harry Potter, J. K. Rowling, avait relayé l'échange:

"[Cet échange] valide pour toujours l'intérêt de Twitter."

Cet article, publié sur la version américaine du Huffington Post, a été traduit de l'anglais.

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