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Pour la droite, Najat Vallaud-Belkacem, qui a répondu au pape sur la théorie du genre, "fait honte à la France"

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POLITIQUE - "Touche pas à mon Pape". En réfutant les propos jugés "légers" et "infondés" du pape François qui s'inquiète d'un présumé enseignement de la "théorie du genre" au collège, Najat Vallaud-Belkacem a provoqué l'ire d'une partie de la droite.

Ce mardi matin sur Europe 1, Christian Estrosi, Président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, ne décolère pas. Ce dernier entend mettre "toutes ses forces" dans la défense du souverain pontife.

"Je dénonce le mépris avec lequel Madame Najat Vallaud-Belkacem s'est adressée au Pape", a-t-il indiqué, affirmant que la ministre de l'Éducation "fait honte à la France". "Qu'a-t-elle fait de sa vie pour mépriser autant celui qui est au-dessus d'1,2 milliard de catholiques ?", s'est-il aussi demandé (vidéo ci-dessous).

Christian Estrosi n'est pas le seul cadre de la droite à s'être indigné des propos de Najat Vallaud-Belkcem. Éric Ciotti, député et président du département des Alpes Maritimes, a fustigé sur Twitter "la suffisance" de la ministre face aux "inquiétudes exprimées par le Pape".

Idem du côté de ténors de la droite française comme François Fillon, Renaud Muselier, Claude Goasguen ou encore Pierre Charron. Tous ont très mal pris le fait que Najat Vallaud-Belkacem ose contredire le Pape, comme le montre cette salve de tweets assassins publiés dans la journée de lundi (ci-dessous). Mention spéciale pour le maire du XVIe arrondissement de Paris pour qui NVB avait fait preuve de "grossièreté et de vulgarité" en "invectivant" le Pape.

À noter, si ces cadres des Républicains partagent les inquiétudes du Pape concernant la théorie du genre (et sont si prompts à prendre sa défense dans ce contexte), tous ne partagent pas l'appel du souverain pontife en faveur de l'accueil des migrants. En effet, Christian Estrosi, Pierre Charron, Eric Ciotti et Renaud Muselier se sont clairement exprimés contre la répartition des réfugiés par région.

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