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Ces circonscriptions de la "mort" à Marrakech

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Ces circonscriptions de la "mort" à Marrakech | Shutterstock / posztos
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ÉLECTIONS - La campagne électorale bat son plein à Marrakech, et les candidats de partis briguant les 9 sièges à pourvoir dans les différentes circonscriptions accélèrent la cadence. Objectif: convaincre l'électorat de la crédibilité de leurs programmes.

Pour le prochain scrutin, une rude concurrence s'installe au niveau de la préfecture de Marrakech entre les mandataires et les candidats de partis politiques habituellement présents sur le devant de la scène politique marocaine

A l’inverse des premiers jours de la campagne qui se sont déroulés dans un climat marqué par la torpeur, les candidats commencent à mobiliser leurs militants et sympathisants pour faire la promotion de leurs programmes.

La communication directe reste certainement le moyen le plus efficace pour convaincre les habitants de la ville ocre de l’importance d’une participation massive aux élections législatives du 7 octobre.

Au niveau des circonscriptions de la préfecture de Marrakech, les observateurs de la chose locale s’attendent à une rude concurrence entre trois partis: le Parti authenticité et modernité (PAM), le Rassemblement national des indépendants (RNI) et du Parti de la justice et du développement (PJD).

Les trois formations parient sur des candidats chevronnés notamment dans la circonscription de Menara et la circonscription de Médina-Sidi Youssef Ben Ali, qualifiées de "circonscriptions de la mort", en faisant appel à des candidats chevronnés au niveau local, notamment des figures qui se sont succédé dans la gestion des conseils locaux, des notables ou encore des hommes d’affaires populaires.

Des visages connus

Le face-à-face électoral qui retiendra l'attention des Marrakchis est celui de Fatima-Zahra Mansouri, ex-maire de Marrakech qui se présente sous les couleurs du PAM, et de Younes Benslimane, député du Parti de la justice et du développement (PJD) et premier-vice président du conseil de la ville, que d'aucuns n'hésitent pas à qualifier d'"éminence grise de Mohammed Larbi Belkaid", l'actuel maire de la ville, élu lui aussi sous les couleurs du PJD. Les deux candidats s'affronteront dans la circonscription de Marrakech-Medina.

Selon Driss Lagrini, professeur-chercheur à l’Université Cadi Ayyad de Marrakech, ''les partis en lice parient sur les mêmes figures rompues et habituées aux élections''.

''Cela procède d’une parfaite conscience de ces partis des challenges et défis de ces élections, et qui n’admettent pas de prendre le risque de présenter des candidats jeunes'', assure-t-il.

Un total de 41 listes est en lice pour pourvoir 9 sièges à l'échelle de la préfecture de Marrakech. Ces listes se répartissent sur trois circonscriptions électorales, Sidi Youssef Ben Ali (14 listes), Guéliz-Annakhil (13 listes) et Ménara (14 listes).

Ces listes représentent 20 instances politiques. Il s’agit du PJD, PAM, du Parti de l’Istiqlal (PI), du RNI, Alliance d’Al Ahd et Renouveau, le Parti de la réforme et du développement, le Front des forces démocratiques (FFD), l’Union socialiste des forces populaires (USFP), le Mouvement populaire (MP), Fédération de la gauche démocratique (FGD), le Parti des néo-démocrates, l’Union marocaine pour la démocratie (UMD), parti al Amal, et le Parti du progrès et du socialisme (PPS).

Ces listes concernent aussi le Parti de la gauche verte (PGV), le Mouvement démocratique social (MDS), le Parti de l’environnement et du développement durable, la Renaissance et la vertu, l’Union constitutionnelle (UC) et le Parti de la Société démocratique.

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